Babyji

Date de publication : 01/03/0751axPrfmtSL
Autrice : Abha Dawesar
Genre : Littérature indienne, LGBT
Edition : Héloïse d’Ormesson
Formats : Broché, poche
Nombre de pages : 446 pages (broché)

Je continue le challenge de littérature LGBTAIQ avec un roman indien ! Le mois dernier je vous ai présenté Celle dont j’ai toujours rêvé avec une héroïne transgenre. Cette fois-ci, j’ai fait la connaissance de Babyji, une héroïne bisexuelle. Avant d’aller plus loin dans ma critique, je tiens à vous avertir que dans ce roman il y a plusieurs scènes de violences sexuelles et de viols. Si vous n’aimez pas ce genre de scène, je vous déconseille très fortement ce roman. Je suis néanmoins ravie d’avoir lu ce roman. Il faisait partie des romans que j’ai choisis parce qu’il portait le tag homosexuel sur Babelio. Au passage, je tiens à préciser que les personnages sont soit hétérosexuels soit bisexuels dans ce roman. Le tag indiqué n’est donc pas correct.

Anamika, surnommée Babyji, est une lycéenne à Delhi dans les années 90. Elle raconte sa dernière année de lycée et la découverte de sa sexualité. Elle se plaît à avoir des amantes, mais elle est vue surtout par ceux qui l’aiment comme une petite lolita. Sa sexualité ne va pas se faire sans heurts, elle va en découvrir les aspects merveilleux et ténébreux. À travers son récit, le lecteur est amené à découvrir une Inde moderne qui oscille entre les traditions et la modernité.

Babijy est un roman très difficile à résumer, parce qu’il y a énormément d’éléments secondaires qui nourrissent l’intrigue. C’est le troisième roman indien que je lis et il n’avait rien à voir avec les deux précédents. Le premier était un récit mythique indien, le second était de courtes nouvelles correspondantes aux clichés. Avec Babyji j’ai découvert un tout autre aspect de l’Inde. Il y a très peu d’explications, curieuse, je suis donc allée chercher sur un internet pour approfondir par exemple mes connaissances sur le système de caste. Par exemple dans ce roman j’ai découvert qu’il y avait bien plus que quatre castes. Ne pas tout comprendre ne m’a pas posé de problèmes néanmoins. Je n’ai jamais été perdue dans la trame du récit, qui a su vraiment capter mon attention. Le roman est vraiment bien écrit et les personnages secondaires — les femmes en particulier — se révèlent au fil des pages bien plus profondes qu’on peut le penser tout d’abord. C’est très discret, un geste, une parole. Celle qui est le plus développée bien entendu est Babyji. J’ai trouvé ce personnage très intéressant, elle fait des erreurs, parfois atroces, mais elle se remet en question. Par contre, c’est un personnage que je n’ai pas réussi à comprendre. Elle va par exemple se comparer à Humbert Humbert dans Lolita et cela ne semble pas être une mauvaise chose pour elle. Pourtant c’est un personnage odieux et dégoûtant. Plusieurs fois, j’étais un peu perdue avec ce personnage.

Vais-je aimer ce roman ?

Le traitement de la bisexualité de ce personnage est intéressant, parce que pour Babyji cela semble comme étant une évidence et c’est très rare. Souvent, dans les romans avec une héroïne non hétérosexuelle il y a tout un questionnement, là non. Cela apporte un vrai vent de fraîcheur sur le genre ! Je conseillerai aussi ce roman à tous ceux qui sont curieux de découvrir l’Inde. J’ai appris de nombreuses choses sur la culture indienne. C’est un monde vraiment différent de celui que j’imaginais et c’est ce qui m’a plu tout particulièrement dans ce roman.

5 réflexions sur “Babyji

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