La chick-lit

imagesSi je vous demande où est-ce que l’on trouve une femme ayant la trentaine environ, célibataire, un peu naïve, qui s’ennuie dans son boulot la plupart du temps et qui à la fin du récit va connaître une happy ending avec une romance parfaite, le job de sa vie et une belle leçon de vie qui l’aurait fait grandir ? Comédie romantique ? Presque ! C’est la littérature chick-lit, un genre littéraire apparu dans les années 90 dans le monde anglo-saxon qui n’est pas reconnu à sa juste valeur.

Il y a quelques mois, je vous proposais le défi de Mme de La Fayette. Il consiste à trouver des personnages féminins littéraires regroupant un certain nombre de critères.  L’un de ces critères était que le personnage ne soit pas issu de la chick-lit. La raison est la chick-lit est un genre écrit à l’attention d’un public féminin. D’ailleurs si on traduisait ce terme cela serait littérature de gonzesse.

Ce genre se définit par une héroïne citadine, souvent blanche, célibataire, ayant entre vingt et trente ans et souvent issue de la classe moyenne. Son travail ne lui plaît pas, mais pas d’inquiétude, à la fin du roman ça va changer. Elle est bien entendu à la recherche du grand amour ou bien va découvrir que l’homme qu’elle aime n’est pas le bon. Je n’ai malheureusement pas encore trouvé de la chick-lit lesbienne, mais si vous en avez lâcher le titre ! L’héroïne est souvent en désaccord avec sa famille, mais par chance peut compter sur une ou plusieurs meilleures amies. Elle a une passion qui peut être considérée comme une névrose (par exemple si elle est accro au shopping) ou comme un réel talent qu’elle arrivera à utiliser par la suite pour trouver le métier de ses rêves. Enfin, le dernier critère très important pour définir la chick-lit : le ton. C’est un ton très léger, avec beaucoup d’humour. Souvent écrit à la première personne, on suit le récit du point de vue de l’héroïne. Elle fait face aux situations désastreuses avec naïveté et fait pas mal de gaffes.

La chick-lit a été popularisée par le Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding en 1996. Aujourd’hui, certaines maisons d’édition ont créé des collections spécialisées dans ce genre. Il est pourtant très critiqué. Jugée futile, une lecture presque coupable, la chick-lit n’a pas la place qu’elle mérite dans la littérature. En effet, certains critiques considèrent que les personnages sont stéréotypés et sont sur des thèmes avilissant pour la femme : la recherche d’un mari idéal, passage de la trentaine, rupture, rivalité au travail, etc. Pourtant c’est un genre qui trouve aujourd’hui encore son public. Probablement parce que ces thèmes parlent aux lectrices et qu’ils n’ont rien de honteux. Qu’une femme soit mère célibataire, PDG d’une grande entreprise ou encore femme au foyer, elles se retrouvent dans ces thèmes et dans les héroïnes de chick-lit.

L’héroïne de chick-lit a la particularité d’être réaliste et dans laquelle la lectrice peut tout à fait s’identifier. Elle va avoir du mal à payer ses factures, son cœur sera brisé, elle sort avec ses copines et parfois se dispute avec elle, peut faire face à la maternité avec joie et inquiétude. Quant à l’amour de sa vie, ce n’est plus le prince charmant. Le personnage masculin va se retrouver relégué au second plan. Même si la romance reste centrale au roman et que dès le résumé on peut deviner avec qui finira l’héroïne, cela ne sera pas la seule chose qui va définir l’héroïne. La romance pourra être même secondaire si l’héroïne est en couple avec l’homme parfait.

La chick-lit ne doit pas être un plaisir coupable, au contraire, c’est un genre très intelligent qui sait évoluer avec son temps et faire référence à l’actualité. De plus, il existe une multitude de chick-lit avec de nombreuses héroïnes très différentes. Si j’ai un reproche à faire à ce genre, c’est qu’il n’y a pas encore suffisamment de représentations dans les héroïnes. Comme expliqué plus tôt, ça sera avant tout une citadine blanche hétérosexuelle appartenant à la classe moyenne. Néanmoins étant donné que c’est un genre qui évolue avec son époque et qui fait écho à l’actualité, j’espère qu’on pourra trouver plus de représentation.

Si vous voulez tester ce genre que vous soyez une lectrice ou un lecteur (ce n’est pas parce que ce genre est destiné à un public féminin que seules les femmes peuvent le lire), je vous propose de commencer par Happy Ending. Un roman de chick-lit vraiment sympa !

Est-ce que vous lisez de la chik-lit ? Lâchez vos titres préférés en commentaire !

13 réflexions sur “La chick-lit

  1. uneviedeslivres dit :

    J’aime bien lire de la chick-lit, parce que c’est souvent léger, divertissant et drôle ! C’est l’idéal pour relaxer, se changer les idées… Les héroïnes ne me correspondent pas toujours, mais elles me font souvent rire. Ce que je trouve dommage, ce sont justement les critiques sur ce genre (et parfois sur les personnes qui le lisent…). On a bien le droit de lire ce que l’on veut ! On me dit parfois « Bah, tu lis des classiques, et là, tu lis l’Accro du shopping ? » Comme si c’était mal. Alors que chaque lecture nous apporte quelque chose de différent ! 🙂

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    • Babitty Lapina dit :

      Je trouve aussi fort dommage que la chick-lit soit un genre aussi critiqué… :/ Je me demande s’il n’y a pas derrière une grosse part de sexisme, vu que je trouve qu’il y a les même critiques pour les romans à l’eau de rose. En plus, je pense qu’on pourrait trouver des classiques chik-lit. Par exemple Jane Austen écrivait avant tout pour un public féminin il me semble. Ce qui est quand même la base de la définition de ce genre ! Bon après, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est de la chick-lit, mais ça en approche pourtant.

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    • Babitty Lapina dit :

      La chick-lit est quand même un genre très particulier où il est difficile d’être dans la nuance. Généralement on aime ou on aime pas x) En plus il existe de nombreux sous-genres dans la chickt-lit, donc même quand tu aimes ce genre, ça peut être compliqué de trouver un roman auquel on accroche vraiment !

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  2. lutinreveurblog dit :

    Pour ma part, ça dépend vraiment des romans, il y en a qui me font dresser les cheveux sur la tête. Mais d’autre sont vraiment sympathiques à lire et c’est surtout une bonne lecture si on a besoin de quelque chose de « joyeux » (parce que ça finit rarement mal). Après, c’est clair qu’il y a des préjugés mais malheureusement le snobisme littéraire n’est pas prêt de disparaître.

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    • Babitty Lapina dit :

      Vu que c’est un genre destiné à un public féminin, on trouve bien trop souvent des clichés mal venus et/ou du sexisme à profusion… Ce qui joue d’ailleurs sur le fait que ce genre soit si mal vu. A un moment j’avais envisagé d’écrire une chick-lit lesbienne et féministe, mais bon… Un jour peut être x) Heureusement qu’il y a de la chick-lit super quand même !

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    • Babitty Lapina dit :

      Je suis contente que cet article te plaise ! C’est le premier article d’une série que j’ai prévu depuis un moment sur la présentation des différents genres littéraires. Normalement, le prochain ça sera sur la littérature courtoise médiéval qui sera aussi l’introduction d’une nouvelle thématique sur le blog ! (Trop de teasing dans ce commentaire haha)

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      • rambalh dit :

        Oh c’est top ! J’avoue que la littérature courtoise, je n’en ai pas entendu parler depuis le lycée je pense, voire le collège (même plus sûre que ça ait été au programme du lycée en fait). C’est pile le genre d’articles que j’aime *.*

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