Témoignage : libraire en librairie indépendante

Sam est libraire dans une librairie indépendante. Elle a bien voulu partager son expérience en plus de me conseiller quelques livres plus que géniaux ! Vous pouvez lire ici son témoignage complet en brut.

Parcours :

En parallèle d’un bac ES, durant tout mon lycée j’ai effectué des stages dans une librairie de Beaux Arts. Mon bac en poche, j’ai intégré un BTS Edition avec pour objectif de travailler donc, dans les maisons d’éditions. Pendant 2 ans j’ai découvert l’ensemble de ce que l’on appelle « la chaîne graphique du livre » qui part de l’auteur pour finir chez le libraire en passant par la maison d’édition, les agents free-lance, l’impression, etc. J’ai
aussi appris à réaliser l’objet « livre » de A à Z. Une fois mon diplôme obtenu de justesse, j’ai cherché une maison d’édition à intégrer mais plusieurs facteurs m’ont fait y renoncer notamment celui de ne pas avoir envie de passer toutes mes journées assise derrière un fauteuil à me prendre la tête avec des devis et à répondre au téléphone. Pendant
pratiquement un an je n’ai pas fait grand-chose. Je ne voulais pas tenter ma chance en librairie parce même si j’aimais conseiller et être entourée de livres j’avais assisté à la fermeture de la librairie qui m’avait « mis le pied à l’étrier » pour cause rentabilité trop faible et de dettes. Le côté précaire de la librairie, je l’ai touché du doigt à ce moment là.

Mais on ne se refait pas, au moment où j’allais intégrer une formation de conseiller funéraire, on m’a proposé un apprentissage en librairie. Je n’étais pas franchement chaude pour recommencer des études après la presque débâcle de mon BTS mais l’apprentissage ne durait que treize mois et toutes les deux semaines j’étais sur le terrain pour mettre en pratique les cours. Je me suis accrochée durant ces treize mois pour finir
par avoir mon diplôme haut la main cette fois, avec félicitations de mon jury à la fin du dernier oral. J’en ai profité pour terminer le contrat qui me liait avec ma librairie avec laquelle le courant était difficilement passé. J’ai enchainé les CDD avant de tout plaquer en métropole et de m’installer dans une librairie d’outre-mer où je me sens bien depuis presque deux ans.

Une librairie indépendante qu’est ce que c’est ?

D’après wikipédia, définition d’un commerce indépendant :

« Le commerce indépendant est une forme de commerce où l’entreprise (de gros ou de détail) n’a aucun lien avec des organismes coordinateur ou centralisateur pour ses activités d’achat ou de vente. »

En gros une librairie indépendante est une structure qui ne dépend d’aucun grand groupe comme peut l’être la Fnac ou Cultura. Une librairie indépendante à sa propre identité visuelle (logo, mobilier, etc.). Un libraire choisi lui même quel titre il veut voirapparaître dans sa boutique et en quelle quantité. Après pour corser la chose, ils existent des librairies indépendantes qui se réunissent en association pour avoir plus de poids au près des maisons d’éditions. C’est une pratique qui se répand de plus en plus.

Après une librairie indépendante – sur un plan plus humain et dans le cas d’une librairie de quartier – c’est être plus proche des personnes qui entrent dans notre magasin etavoir plus du temps à leur consacrer (après évidement tout dépend de la saison, le 24 décembre, on aura un peu moins le temps de vous vanter pendant un quart d’heure les mérites de la dernière pépite que nous avons découverte.) C’est aussi dire en feuilletant
les catalogues, ce livre là je le prends parce que je sais que telle personne va adorer.

Du coup je fais quoi dans ma librairie ?

Tout dépends des semaines ou des jours. Quand j’ai un arrivage de colis : je déballe, trie les commandes des clients et les livres pour la librairie, je les rentre en stock, marque les prix sur chaque livres que l’on reçoit. Ça peut prendre quelques jours. Petite parenthèse : n’étant pas en métropole le prix unique du livre est majoré par rapport au coût du transport. En gros il faut rajouter un pourcentage au prix du livre qui est en fait celui du transport. Je précise, que cette majoration est inscrite dans la loi Lang (ou loi sur le prix unique du livre) et n’est valable que pour l’export ou pour les ultra-marins. Et là encore, on ne peut pas mettre n’importe quel prix. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais en France (métropolitaine et ultra marine) le prix sur un livre NEUF est ultra réglementé.

En mission de tous les jours je dois accueillir les clients. Ce qui correspond à un bonjour O-B-L-I-G-A-T-O-I-R-E et un sourire (c’est peut-être dérisoire dit comme ça, mais on a tous rencontrer des vendeurs impoli, c’est pas la même sensation). En général j’aime laisser les clients faire un petit tour avant de leur demander s’ils ont besoin d’aide. Par expérience, je sais que de demander franco à tendance à faire fuir les gens, c’est trop agressif. Ou alors ils viennent me voir directement ou alors ils n’osent pas – et ça se voit de suite dans leur regard – et je fais le premier pas. C’est une question de feeling nous dirons.

Après on passe dans le cœur de métier du libraire : le conseil. En apprentissage, on nous martelait sans arrêt que les clients ne venaient plus en librairie que pour deux raisons : le conseil et le contact humain. Si on loupait un des deux, les gens préféreraient aller commander sur Amazon. Petite précision : aucun libraire n’a lu l’intégralité de sa librairie (ou si jamais il existe je veux qu’il m’enseigne son secret !) Par contre on
connaît suffisamment notre fond pour savoir quels livres sont fait pour vous et si ça va vous plaire que nous les ayons lu ou pas. Sur note personnelle j’adore cette partie du métier, faire découvrir des nouveaux auteurs, des nouveaux genres, faire aimer des BDs à des gens qui y était particulièrement hermétique, proposer à des fans inconditionnels Musso de découvrir d’autres auteurs (un jour j’y arriverais), donner un gros bouquin à un enfant qui ne lit pas et le voir revenir une semaine plus tard pour me demander la suite, discuter de littérature « jeunesse » avec des adultes qui adore cette catégorie autant que moi, proposer à des mamans Crocoloup plutôt que le dernier Choupi… La liste est longue ! Ensuite il y a les coups de cœurs à écrire et à mettre sur les livres. Tenir à jour le Facebook. Prévoir un calendrier pour les vitrines tout au long de l’année. Penser aux livres que l’on va y mettre et quelle décoration on va utiliser pour les mettre en avant Faire des recherches et commander des livres pour les clients. Travailler en partenariat avec les bibliothèques si on a décroché l’appel d’offre. Animer des clubs de lecture, des dédicaces, mettre en place des manifestations autours du livre, etc. Faire le réassort : quand un livre est vendu aller vérifier s’il en reste en réserve un exemplaire et le mettre dans la boutique ou si nous ne l’avons plus : le remettre en commande. Quand vous rentrez et que vous voyez un libraire en train de ranger ses livres, c’est souvent ce que nous sommes en train de faire.

Les semaines où il n’y pas de colis, on potasse les catalogues que nous envoient les maisons d’éditions et les magazines à la recherche des prochains nouveautés à commander. En métropole les libraires reçoivent régulièrement la visite de représentants avec lesquels ils « travaillent » les nouveautés mais du fait de notre éloignement nous en voyons peu d’où l’importance des catalogues. Après il y a la partie moins romantique : gestion et comptabilité. Je ne peux pas en dire grand-chose puisque c’est ma patronne qui s’en occupe mais elle est suffisamment importante pour être mentionné. Une librairie est un commerce, donc la comptabilité est
obligatoire. Rajoutez à ça les petites choses auxquelles on ne pense jamais quand on dit que l’on est libraire : le nettoyage et le ménage ! Toutes les structures n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’une femme de ménage. Et puis de toute façon quand quelqu’un vomi ou qu’un petit c’est fait pipi dessus, c’est au libraire de nettoyer.

En emménageant sur mon île il a fallu que je développe une faculté dont je m’étais peu souciée jusque là : parler anglais. Plutôt hispanophone à la base, il a fallu plusieurs mois de rodage pour comprendre ce que la mamie du Texas fraichement débarqué du bateau (cargo) de croisière était en train de me raconter. Etant donné que l’île est touristique, on reçoit des personnes des Etats-Unis, des canadiens, d’Amérique du sud, des Russes (de plus en plus), quelques croisiéristes chinois, des habitants des îles voisines qui ne conservent qu’en anglais. Je baragouine un peu mieux mais surtout je comprends mieux ce que les gens me demande. Et j’ai aussi compris pourquoi les touristes français ont aussi mauvaises réputations à l’internationale… La majorité de ce que je reçois en librairie n’arrive pas à se détendre (et je suis désolé pour le cliché mais je l’ai vécu) et ne comprennent pas pourquoi il n’y a pas tout ce qu’ils trouvent à Paris (presse sans trois jours de retard, nouveautés en librairie, ou livres très ciblé). Heureusement tous ne sont pas comme ça, loin de là !

Vu la taille de l’île, la librairie sert parfois de point informatif (où se trouve quel magasin, où peut-on louer un scooter, quelles sont les meilleures plage, c’est quoi votre restaurant préféré ?…). Ici il faut savoir être polyvalente et informée des bons plans.

Idées reçues sur les librairies :

– Les libraires ressemble soit à Meg Ryan et Hugh Grant soit ils sont aussi
acariâtre que Bernard Black. Non c’est un subtil mélange des genres ^^.

– Les libraires restent derrière leur caisse à lire leurs livres. Très sincèrement, nous n’avons pas le temps et quand on l’a c’est pour potasser les nouveautés. Généralement, on emporte nos livres à lire à la maison pour les bouquiner le soir après avoir finis notre journée de boulot.

– C’est un métier d’intellectuels… Il n’y a aucune honte à d’exercer un métier d’intellectuel mais entre la manutention des colis qui font plusieurs kilos, la comptabilité, la préparation et la mise en place des vitrines (beaucoup de fait main, notamment la décoration) je ne peux vraiment dire que ce n’est qu’un métier d’intellectuel.

– Les prix sont moins cher sur Amazon qu’en librairie. FAUX et ARCHI FAUX ! Comme dit précédemment, le livre NEUF est au même prix partout. Amazon et d’autres sites internet mettent plus facilement en avant des occasions ou des « états neuf » vendu par des bouquinistes ou des particuliers qui ne sont pas soumis à la loi Lang. Si les livres neufs vous semble moins cher c’est aussi à cause des 5% de remise que sont autorisé à faire tous les vendeurs de livres neufs. Le libraire peut vous en faire bénéficier de plusieurs façons mais la plus simple c’est grâce à la carte de fidélité qui contrairement à la Fnac est majoritairement gratuite.

– Je n’ai pas besoin d’aller en librairie je ne lis que sur liseuse. Alors il est de plus en plus répandu que les librairies ayant un site internet marchand mettent en place un système pour vendre aussi des livres numériques. Vous pouvez donc acheter un livre numérique à votre libraire de quartier sans bouger de chez vous et lui donnant votre argent à la place d’Amazon et cela pour le même prix !

Pourquoi une librairie c’est important ?

Hormis pour créer du lien social entre les gens (nombres de parents qui se retrouvent le samedi matin à la librairie et qui s’invite pour le week-end). Il y a donc le conseil. Je reste persuadée que même si l’humain est faillible il sera plus à même de vous renseigner qu’un algorithme. Et dernier point celui auquel on ne pense pas forcément : pour maintenir une diversité éditoriale. Les grandes chaines culturelles ou Amazon ne mettent en avant que les grosses ventes. Le libraire aussi, mais à côté du dernier Levy il se fera une joie de mettre le premier ouvrage d’un jeune ouzbek publié par une petite maison d’édition qui lui a tapé dans l’œil et dans le cœur (je schématise exprès).

14 réflexions sur “Témoignage : libraire en librairie indépendante

  1. tsllangues dit :

    Témoignage très intéressant (je vais d’ailleurs envoyer le lien de cet interview à un ami qui projette de se reconvertir en librairie). Je ne sais pas si c’est possible, mais j’aimerais poser une question à cette jeune femme: dans l’article en lien, qui présente le métier de libraire indépendant, tu racontes l’anecdote d’un libraire qui t’a répondu « on n’achète pas ça ici » et à vrai dire je ne suis pas choquée par cette réponse. Dans ma tête, de la même manière que le commerce d’alimentation près de chez moi ne propose pas tous les aliments du monde et que je n’en fais pas un flan (le flan, par exemple, ils n’en vendent pas), je ne pense pas qu’une librairie puisse proposer tous les livres/genres qui existent. Par contrainte de place (une petite boutique remplira d’abord ses étagères avec les ouvrages les plus susceptibles d’être vendus vu le profil des clients habituels). Ensuite, par contrainte « d’intérêt personnel »: il existe certains genres littéraires que j’ai essayé de lire, qui ne m’ont pas plu et le seul fil qui m’a guidée dans mes choix de lecture étaient les noms des auteurs les plus célèbres du genre. J’ai donc apparemment lu les meilleurs livres du genre, mais si je ne l’avais pas su en amont je les aurais qualifié d’ouvrages qui ne valent pas la peine. Bref, même si le libraire fait l’effort de sortir de sa zone de confort pour lire autre chose, a-t-il vraiment les moyens de distinguer entre un bon livre et un mauvais, si lui n’aime pas le genre en entier? C’est presque une question d’honnêteté intellectuelle de dire « on n’achète pas ça ici/on n’y connait rien » plutôt que de faire du bla bla commercial et te vanter à l’aveugle les mérites d’un livre dont il n’a rien compris. Ma question (parce qu’au départ j’écrivais pour ça): selon elle, une librairie non spécialisée doit-elle forcément fournir des livres de tous les genres, quitte à ce que le libraire ne soit pas à l’aise avec certains, ou peut-elle faire l’impasse sur certains mais proposer une gamme plus riche dans d’autres genres, des genres que le libraire aura lus et auxquels il est assez sensible pour en sentir l’intérêt et le partager avec ses clients?

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    • Sam dit :

      Bonjour je me permets de vous répondre directement. Votre question est intéressante : à mon sens (et il n’engage que moi) une librairie non spécialisée est une librairie généraliste. Il faut donc avoir dans ce type de structure soit des libraires spécialisés sur un ou plusieurs segment (poésie/littérature; album jeunesse/jeunesse et young adult par exemple) ou dans de plus petites structures comme la mienne être un libraire polyvalent et lire de tout, de la jeunesse, de la BD, des livres de cuisines (oui, oui), des romans, des policiers, etc. Si on ne lit pas toute la boutique comme je l’ai dis il faut connaitre ce que l’on appelle son « fond » : les livres qui ne sont pas forcement de la nouveauté ou que l’on ne met pas forcément en avant. Ça veut dire aussi ce documenter sur des auteurs que l’on ne connait pas et sur leur oeuvres. Avec ces éléments et avec de la pratique on arrive à cerner un livre sans forcément l’avoir lu. Pour vous expliquer je ne suis pas une énorme lectrice de polar mais je connais suffisamment les auteurs que je présente à mes clients et leurs styles pour qu’ils repartent avec ce qu’ils cherchaient. Pour moi ce n’est pas de la tromperie. Si une personne aime Jean François Parot et les policiers historiques, et en fonction de ce qu’il me dit je peux lui conseiller du Michel Barrière ou du Anne Perry (en ayant lu ni l’un ni l’autre mais en connaissant le style et le contexte historique). Après, si on me demande des livres que je n’ai pas, je peux toujours proposer de les commander, c’est l’alternative. Par contre si c’est un sujet pointu que je ne maitrise pas comme le management par exemple et que l’on me demande un livre dessus je dois faire des recherches avec mon client pour savoir précisément ce qu’il veut (parce que la plupart du temps les clients sont plus calés sur le sujet que moi). J’espère avoir répondu à votre question :).
      Bon chance à votre ami pour sa reconversion ! 🙂

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      • tsllangues dit :

        Bonsoir. Un grand merci pour votre réponse très complète et intéressante! C’est vraiment agréable de pouvoir poser la question à quelqu’un du métier au lieu d’en rester à un vague « j’imagine que… » (et merci à Babitty Lapina de permettre ceci!). Ayant eu quelques mauvaises expériences avec des libraires qui auraient tout aussi bien pu tenir une boucherie ou une boutique de fleurs vu leur enthousiasme pour les livres, ça fait chaud au coeur de constater qu’il en existe encore qui s’impliquent vraiment, comme vous, et qui n’hésitent pas à faire des recherches avec le client si besoin. Comme vous le disiez, c’est bien la relation humaine qui prime, et j’aime cet aspect « j’avoue ne pas être spécialiste alors réfléchissons ensemble » plutôt qu’une situation dans laquelle le client viendrait simplement avec sa référence de livre pour vous demander de le commander, car ça rejoint trop à mon goût l’idée de « plateforme », de « bête » intermédiaire qui n’est là que pour la transaction commerciale (une sorte d’amazon en boutique physique finalement). Encore merci d’avoir pris le temps de me répondre, c’est très gentil.

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    • Babitty Lapina dit :

      Pour l’anecdote en fait c’était plus pour marqué le mépris du librairie vis à vis du livre que je voulais. Ce genre de littérature était sous-entendus comme ce que je lisais c’était de la sous-littérature ! Mais je n’étais pas très clairs dans mes propos. Du coup cela ne me donne pas envie de retourner dans la librairie en question et bon, comme il y en a peu, je ne vais jamais dans une librairie indépendante au final pour acheter des livres. Par contre, comme Sam a répondu, j’aurais préféré qu’on me dise qu’ils n’ont pas le livre en stock et me proposaient de le commander s’ils veulent. Mais au moins pas de mépris…

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  2. latourneedelivres dit :

    Je dois avouer que si je vais parfois à la Fnac ou à Cultura, ma librairie principale reste une librairie indépendante (et j’espère qu’elle marchera encore longtemps !). Je ne cautionne pas du tout Amazon et leur arrogance dans ce milieu (vu qu’ils vendent autre chose que des livres) m’agace au plus haut point. La seule fois où j’ai acheté chez eux, c’est parce que j’avais une carte cadeau… Tout le monde me dit qu’Amazon, c’est pratique parce que t’as des suggestions ciblées selon tes anciens achats, mais je n’aime pas trop personnellement. Combien de fois j’ai acheté des bouquins en librairie indépendante que j’aurais jamais vu sur Amazon ! Ca fait sortir de sa zone de confort alors que tu n’y aurais peut-être pas pensé au préalable.

    Merci à elle pour son interview en tout cas, c’est très enrichissant 🙂

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  3. rambalh dit :

    Merci pour ce témoignage ! J’avoue que j’achète de plus en plus rarement des livres neufs donc je suis devenue une habituée des bouquinistes & co mais j’aime entrer dans une petite librairie de temps en temps pour me laisser surprendre par les propositions du moment 🙂

    Aimé par 1 personne

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