Les poisons de Katharz

Date de publication : 30 juin 2015poisonskatharz
Autrice : Audrey Alwett
Genre : Light fantasy, humour
Edition : Label Bad Wolf
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 426

Après avoir lu ce roman, je vais devoir dire un peu moins souvent : j’adore ce roman ou ce fut un coup de cœur ! Quand je l’ai terminé, j’ai eu deux réactions : « C’était tellement génial, j’ai adoré !!! » et en même temps  « Oh putin comment ça j’ai déjà terminé et il y a même pas de second tome, comment est-ce que je vais faire là ?! » J’ai envisagé sérieusement la question de le relire immédiatement. J’avais toute l’intrigue en tête, les passages les plus savoureux et tout et pourtant, j’avais envie de le relire direct. Je pense que vous avez compris que ce roman est un peu le méga coup de cœur pour moi.

L’histoire comme ça n’a pas l’air très drôle, mais pourtant elle est hilarante. On est envoyé à Katharz, une ville-prison où les pays envoient leur prisonnier. Dans cette ville, le meurtre y est autorisé et même fortement encouragé. Si vous tuez pas mal de vos prochains, vous aurez peut-être la chance de devenir Chevalier ou Chevalière des arts du meurtre. Par contre si vous déplaisez à Ténia la tyranne, vous finirez très probablement décapité.e. Ténia n’a pas pour modèle la Reine Rouge dans Alice aux pays des merveilles, mais elle empêche la ville de dépasser les cent mille âmes. Sinon un démon ancestral va se réveiller et provoquer l’apocalypse. Chose qu’elle aimerait bien éviter, vu qu’elle se soucis un peu de son peuple. Bien entendu, les intrigues politiques ne vont pas l’aider. Entre les comploteurs qui veulent sa mort et le Prince Totor, pardon le Prince Alastor, qui s’intéresse un peu trop à la ville-prison.

On suit différents personnages dans le récit. L’autrice arrive à ce petit exploit d’avoir beaucoup de personnages, mais dès la première phrase on repère immédiatement qui est qui. Je suis une lectrice qui est rapidement paumée, quand il y a plein de personnages et là pas une seule fois. Ils ont chacun leurs caractéristiques propres, ils sont tous à la fois secondaires et héros de l’histoire ! Même le fonctionnaire zombi en Charentaise a sa petite histoire ! Et puis c’est un récit qui est bourré d’humour, de notes de bas de page, d’un univers qui tient la route avec des trucs complètement déments. Du genre une ceinture de chasteté qui a des tendances à mordre ceux qui s’approchent trop d’elle. Si vous connaissez (et appréciez !) Terry Prattchet, vous vous dites que ce roman peut rappeler un peu le style de l’auteur et c’est le cas ! L’autrice est aussi une grande fan de Terry Pratchett et j’ai eu les larmes aux yeux quand elle a raconté écrire ce chapitre durant la mort de ce grand auteur. Souvent quand on me dit : ouais, vous allez voir c’est un peu comme Tim Burton, je me méfie. Parce que dès qu’un roman est un peu gothique grinçant on dit que c’est comme Tim Burton. Là par contre, j’ai retrouvé tout ce que j’adorais chez Pratchett, mais dans un style et un récit complètement uniques ! En plus, à cela elle a su ajouter une grosse dose de féminisme. Par exemple : oui utiliser un filtre d’amour c’est du viol, oui les mecs peuvent se faire agresser sexuellement ou encore une femme a tout à fait le droit d’avoir autant de relations sexuelles qu’elle veut et avec qui elle veut. MERCI. J’adore la fantasy, mais franchement parfois le sexisme qui y est présent c’est lourd.

Vais-je aimer ce roman ?

Si vous aimez le fantasy et l’humour, foncez. Même si d’habitude ce n’est pas votre genre, je vous le conseille vraiment. On a un roman bien écrit, avec une histoire riche en rebondissements, plein d’humour, de réflexions et d’inventions géniales. Ce roman est plus qu’un coup de cœur, c’est celui que j’emmènerais avec moi sur une île déserte si je devais emmener qu’un seul roman. Et pour ceux qui veulent lire un roman en VO, l’autrice est française en plus, donc vous le pourrez ! La première chose que j’ai faite après avoir lu ce roman c’est de dire à l’autrice que j’avais eu le coup de foudre pour son roman et lui demander si elle comptait écrire un second tome.

Si vous hésitez toujours, Audrey Alwett est aussi au scénario de la BD Princesse Sarah. On suit les aventures de Sarah quand elle était jeune, mais aussi une fois adulte. Et dans la BD, Sarah est une juste une ingénieur de génie qui créer des automates fantastiques. On est bien loin de l’image de la pauvre demoiselle qui revit le conte de Cendrillon. Donc, n’hésitez pas plus et foncez lire ce roman !

6 réflexions sur “Les poisons de Katharz

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