A ma terre

9782414186129Date de publication : 18 janvier 2018
Autrice : Manon Larraufie
Genre : Historique, aventure
Edition : Edilivre
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 170

La chronique que je vais faire aujourd’hui est un peu particulière, car j’ai été contactée par Manon Larraufie qui m’a proposé de m’envoyer son livre en échange d’une chronique. C’est la première fois que l’on me contacte directement, donc j’en suis très fière et je la remercie très chaleureusement pour sa confiance ! Si tu me suis sur instagram (j’y mets mes lectures du moment depuis peu !), tu as dû constaté que j’avais lu ce roman dans un état d’esprit particulier. En effet, la préface m’a mise mal à l’aise avec l’autrice qui me mettait aux défis de l’interdire d’écrire si je ne comprenais pas son œuvre. C’est un bon roman, mais j’aurais pu passer un moment plus plaisant sans cette préface. Parce que là cela m’a juste donné envie de faire une analyse littéraire du roman et non juste de le lire. Second gros point faible : le résumé. Ce n’est pas la première fois que je le dis, mais le résumé soit doit réellement résumer le DÉBUT du livre. Un résumé qui ne dit rien ou un résumé qui me raconte la moitié, voir l’ensemble, du roman, cela m’énerve. Si je dis ça en introduction, c’est parce qu’il ne faut pas que tu t’arrêtes à ça si tu as envie de lire le roman. Si je ne m’étais pas engagée à faire cette chronique, ces deux points m’auraient fait refermer le livre et j’aurais manqué une lecture sympa.

Eleanor est une riche intellectuelle parisienne dépressive qui vient de perdre sa mère. N’en pouvant plus de sa vie, elle retourne dans la maison de son enfance dans la région du château de Castelnau. En parallèle, on suit l’histoire de la plus jeune fille d’Hugues III, Eleanor de Castelnau, dame noble du quatorzième siècle. Elle n’est pas comme les autres dames de la cour, elle sait se battre, elle ne rêve pas de mariage et ne se laisse par marcher sur les pieds. Deux temporalités différentes, mais quand passé et présent ne forment plus qu’un, une formidable aventure attend Eleanor.

Je dois te faire un aveu, le début du roman m’a pas mal agacée. Que ce soit l’Eleanore du présent ou du passé, ce sont des personnages qui m’agacent pas mal. Il y a néanmoins une finesse dans l’écriture et dans l’enchaînement des événements qui a fait que j’ai réussi à faire fi de cela et à continuer ma lecture avec plus ou moins de plaisir. Ce roman m’a rappelé ce que j’appréciai dans la saga Outlander. Même si j’ai été peu perturbée par le traitement des deux temporalités et j’espère qu’il y aura une explication dans les prochains tomes. L’héroïne ne semble pas plus perturbée que ça. Elle l’est un peu, elle fait un truc hyper chelou et incroyablement badass et paf, elle reprend sa vie normalement. Donc c’est plutôt étrange. Jusque là, je peux donner l’impression de ne pas avoir vraiment apprécié ma lecture. Le souci c’est que je n’ai pas accroché à l’héroïne, mais tout le contexte qui l’entoure m’a énormément plus. Il y a énormément de référence historique que l’on ne trouve pas suffisamment en littérature à mon goût. J’ai par exemple était très contente que l’on évoque le peuple cathare. Mais ce ne fut qu’un bref instant et j’espère vraiment que l’autrice va revenir dessus. Ce roman m’a donné l’impression qu’elle avait plein de bonnes idées et qu’elle voulait toutes les mettre dans son roman. Elle parle de l’Occitanie et des Cathars, des clans écossais, des Vikings, etc. Cela fait un peu beaucoup et ce sont des sujets personnellement que j’adore et donc j’étais frustrée qu’elle ne s’arrête pas pus que ça dessus. Surtout, qu’elle a l’air de connaître ces sujets !

Malgré ces quelques défauts, le roman reste une lecture très plaisante. J’ai aimé que le côté historique soit réellement pris au sérieux et ne soit pas juste un décor auquel on n’accorde pas beaucoup de crédibilité. (Bien que j’ai quelques doutes sur l’héroïne…) L’intrigue arrive à cocher toutes les petites cases de la romance pour satisfaire les amateurs du genre et tient la route. Ce sont donc de très belles qualités. Je serais curieuse de lire la suite, parce que ce premier tome a soulevé pas mal de questions.

Un livre, un lectorat

En ouvrant ce blog, je me suis mise à faire attention à mes lectures. Aux clichés littéraires, au style, à la crédibilité, etc. Pour moi un roman, devient un vrai coup de cœur, quand je suis happée par l’histoire au point de ne plus y faire attention. Mais même si je ne suis pas happée par le récit, je peux trouver le roman bon. Donc je ne me considère pas du tout comme la lectrice idéale pour ce premier roman. Je le trouve bon, plein de promesses, mais avec des défauts qui mériteraient d’être corrigés. Et cela m’embête, parce que je sais qu’il existe des tas de lectrices et lecteurs qui adoreraient ce livre. Il y a quelques années, je l’aurais adoré sans remarquer les défauts que j’ai relevés aujourd’hui dans ma chronique. Si les défauts que j’ai relevés ne te dérangent pas plus que ça, je te conseille vraiment ce roman, car il a tout pour te plaire.

Si tu as envie d’acheter le livre, tu peux le faire directement sur le site de l’éditeur.

2 réflexions sur “A ma terre

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