Gardien des Cités perdues

51fy3zXPxRL._SX302_BO1,204,203,200_Date de publication : 15 mai 2014
Autrice : Shannon Messenger
Genre : Fantasy, jeunesse
Edition : Lumen
Formats : Broché, poche, ebook
Nombre de pages : 517

La première fois que j’ai entendu parler de la série Gardiens des Cités perdues c’était : « c’est le nouvel Harry Potter ! » Ouais, sauf qu’on m’avait déjà présenté la saga Les magiciens de Lev Grossman comme un Harry Potter pour adulte et j’ai détesté. En fait, faut qu’on se mette d’accord sur un truc un roman où un gosse est envoyé dans une école d’un monde magique inconnu de ces idiots d’humains ou de moldus qui sont incapables de voir quoi que ce soit parce que ce sont juste des égoïstes nombrilistes et bien trop idiots ce n’est pas Harry Potter ! Je commence cette chronique, pour vous dire que si on vous a dit à vous aussi que c’était comme Harry Potter, on vous a menti ! Et heureusement d’ailleurs, quand je me suis enfin décidée à donner une chance à cette saga, je ne cherchais pas un Harry Potter bis.

Gardiens des Cités perdues nous fait suivre l’histoire de Sophie, une jeune ado de douze ans qui est surdoués et qui un jour va faire la connaissance d’un étrange garçon qui va lui révéler qu’en réalité elle est une elfe. Elle va devoir abandonner sa vie d’avant et sa famille pour rejoindre le monde qui est le sien et étudier dans une école pas comme les autres. Bon ok. Cela ressemble beaucoup à Harry Potter quand on présente comme ça, mais je te promets cela n’a rien à voir avec la célèbre saga !

Ma première réaction quand j’ai commencé ma lecture c’est : « ok ça va vite, ça va très vite ». Les scènes d’actions s’enchaînent les unes après les autres et j’ai été emmenée dans un rythme que j’ai trouvé assez frénétique. Au début j’étais un peu surprise, mais je me suis faite et j’ai aimé me laisser embarquer. Bondir de scène en scène, découvrant un monde magique et totalement nouveau qui s’amuse avec des références culturelles telles que les elfes, les cités perdues, etc. pour mieux les détruire et les reconstruire. J’ai trouvé ça vraiment sympa. Autre point très cool, le peuple entier des elfes est végétarien. Voilà. C’est la petite remarque inutile, mais en tant que végétarienne j’étais contente de voir enfin des personnages qui l’étaient. Parlons d’ailleurs des personnages, ils sont tous très bien construits, ils ont tous une histoire propre, un caractère, il n’y a pas les gentils et les méchants, la majorité sont très nuancés. Bien entendu, il y a forcément la petite peste qui va être l’ennemi numéro 1 de Sophie, mais peut-être que cela va évoluer dans les prochains tomes. Ce qui pourrait déranger pas mal de lectrices et de lecteurs c’est le personnage de Sophie. Elle est… toute puissante. Je n’en dis pas plus, mais la meuf elle est du genre cumularde. Après moi j’aime beaucoup ce genre de personnage qui est très puissant, mais pas très doué dans une matière ou deux pour faire mine que « non va pas quand même abuser hein ! ».

Surtout ce qui m’a marquée dans cette saga, c’est que le monde des elfes est montré comme un univers parfait. Les elfes travaillent parce que cela leur fait plaisir, il n’y a pas de soucis d’argent, ils ne sont pas dépravés comme nous pauvres humains bêtes et pouilleux. Sauf que de manières très subtiles, l’autrice révèle que ce monde n’est peut-être pas si parfait que ça. Que tout le monde n’est peut-être pas si heureux et joyeux que ça, que peut-être il existe quand même des inégalités dans cette société. J’ai beaucoup aimé cette petite touche de remise en question d’un monde soi-disant parfait et j’espère vraiment que cela va être plus développé dans la suite de la saga.

Vais-je aimer ce livre ?

Ce livre risque de faire grincer des dents d’une grosse partie du lectorat, le rythme, l’héroïne principale ou même l’intrigue ne sont pas exempts de défauts. Ce sont des défauts que j’apprécie beaucoup personnellement. C’est un roman qui est énormément ancré dans la culture populaire avec les films blockbuster, les supers héros et tout, mais en version littérature jeunesse. Et il y a aussi un côté fanfiction très bien écrite dans ce premier tome. C’est difficile à dire à quel public il pourrait s’adresser. Je pense que pour l’apprécier faut aimer les défauts littéraires.

5 réflexions sur “Gardien des Cités perdues

  1. dreamsofbookshelf dit :

    On en entend parler sans cesse de ce roman! J’aimerais lui donner sa chance mais j’ai vraiment peur du côté  »trop jeunesse » et le fait que tu parles d’une héroïne  »cumularde » me donne envie de passer mon chemin… Mais merci pour ta chronique! 🙂 Je n’enlèverai pas ce livre de ma wishlist mais il n’est sûrement pas la priorité numéro 1 😉 Tu vas lire la suite?

    Aimé par 1 personne

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