Portrait fictif : Tristabelle

Portrait fictif est une série d’articles présentant une fois par mois un personnage féminin de la littérature qui m’a marquée. Je vous y présenterai le personnage dans la saga, quel est mon rapport à ce personnage et enfin pourquoi je pense qu’elle est intéressante à présenter dans cette série d’articles. Pourquoi me concentrer uniquement sur les personnages féminins ? Il existe des personnages masculins tout aussi géniaux, mais souvent quand on cite des personnages, cela va être souvent les personnages masculins qui vont venir à l’esprit. Je veux faire en sorte que l’on pense aussi aux personnages féminins. Enfin, c’est un moyen pour moi de vous faire découvrir autrement mes lectures.

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Il est très rare de trouver un personnage féminin qui possède de vrais défauts. Souvent, on va avoir une fille maladroitement mignonne ou bien avec un sale caractère, qui a un côté un peu dominatrice, mais au fond, elle a un bon fond. Si le personnage est vraiment mauvais, a de réels défauts, elle sera nécessairement, forcément, inévitablement, L’ENNEMIE NUMÉRO UN. Ennemi qui est un peu naze en plus. Dans le portrait fictif de ce mois-ci, Tristabelle est une vraie garce, une vraie psychopathe, une vraie méchante et elle est une vraie héroïne dans le second tome des sœurs Carmines. Elle est aussi très présente dans le premier tome, mais l’histoire se centre autour des aventures de sa sœur. Mais ne t’inquiète pas, je ne vais pas en révéler plus que nécessaire.

De ce que j’ai vu sur l’internet littéraire, Tristabelle Carmine n’est pas la sœur préférée du lectorat. Superficielle, égocentrique et égoïste comme pas possible, le second tome se concentre sur ses aventures pour trouver une invitation pour le bal, une robe et une paire d’escarpins. Raconter comme ça c’est certain que le personnage ne fait guère envie. Sans parler que dans le tome un, le manque flagrant de compassion et la cruauté dont elle fait preuve avec sa sœur, qui est beaucoup plus sympathique au demeurant, n’aide pas à l’apprécier. Pourtant j’ai eu un coup de cœur dès le premier tome pour ce personnage.

Mais avant de te parler un peu plus du personnage, tu dois connaître la ville où elle vit : Grisaille. On assassine et vol à tour de bras, on n’a abandonné l’idée de décrocher les pendus des arbres tellement qu’il y en a, il y a des corbeaux adeptes de chaires humaines et dans tout ce petit monde, il y a Tristabelle. Les hommes se jettent à ses pieds, elle est du genre à provoquer une émeute aux conséquences mortelles pour récupérer une paire d’escarpins et en réalité, c’est un personnage qui sait évoluer dans son monde. Elle est cruelle et odieuse, mais elle colle avec l’univers. C’est une femme ambitieuse, déterminée et qui va jusqu’au bout de ses idées. Souvent, les personnages principaux sont de faux méchants. Tristabelle est une vraie méchante, mais en même temps, elle a un côté très sympathique.

Pour moi Tristabelle incarne parfaitement la maison Serpentard, elle a de l’ambition, elle est prête à tout pour aller au bout de ses idées, elle n’hésite pas à écraser les autres certes, mais elle travaille énormément pour atteindre ses buts. Elle ne considère pas que tout lui vient d’un claquement de doigts. Elle manipule, fomente des plans, met en place des stratégies assez dingues pour arriver à ses objectifs. Ce qui fait que j’adore ce personnage, c’est son désir de liberté. Si elle n’a pas hésité à dilapider sa dot pour vivre avec ses sœurs, elle n’aurait aucune difficulté à trouver un mari. Néanmoins, elle ne veut pas se marier, car pour elle cela signifierait la fin de sa liberté. Ce n’est pas une héroïne qui cherche le grand amour ou qui cherche l’amour tout court. Elle est très bien seule.

Si le second tome montre Tristabelle dans toute sa cruauté, on découvre aussi pourquoi elle est ainsi et non ce n’est pas dû à un affreux drame familial ou même à un drame tout court dans sa vie. Elle révèle aussi ses faiblesses et derrière son indifférence loin d’être feinte, il y a quelque chose de très touchant chez ce personnage.

Je suis vraiment contente d’avoir fait la rencontre de Tristabelle, l’auteur n’hésite pas à pousser à fond les clichés tout en réussissant à rendre le personnage cohérent et de faire même d’elle un personnage féministe. Oui une femme peut être passionnée par la mode, la beauté ET être ambitieuse ET vouloir être admirée ET ne pas chercher pour autant un riche mari ou l’amour et compagnie. Si au premier abord Tristabelle peut sembler bien peu sympathique, elle est en réalité fort chouette.

6 réflexions sur “Portrait fictif : Tristabelle

  1. Sophie dit :

    Je n’ai lu que le premier tome pour le moment, mais je compte bien lire le deuxième que j’ai gagné en ebook pendant ce mois de mai ! Je suis très curieuse d’en apprendre plus sur Tristabelle… car j’ai eu du mal avec elle dans le premier. Même si les Soeurs Carmines sont quand même un bel exemple de jeunes femmes fortes mais humaines comme on aimerait en voir plus souvent 😊

    Aimé par 1 personne

  2. lutinreveurblog dit :

    Tristabelle… dans le premier tome, elle a été mon coup de coeur et j’aime bien sa relation avec ses soeurs. J’ai vraiment hâte de lire les tomes suivants, c’est vraiment un bel univers qui a été mis en place et c’est clair que Tristabelle brise pas mal de clichés.

    Aimé par 1 personne

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