Interférences

1710-Interferences_orgDate de publication : 18 octobre 2017
Autrice : Connie Willis
Genre : Chick-lit, science-fiction
Edition :Bragelonne
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 522

Quand on parle de chick-lit, on va se retrouver à penser plutôt à des romans du genre Le journal de Bridget Jones ou L’accro du shopping. Ce sont des romans plutôt feel good, qui donne la pêche et qui ont une réputation de roman de gare. Interférence est un roman publié dans la collection Bargelonne SF et il est présenté comme un roman de science-fiction. Néanmoins, dès le résumer j’ai vu son énorme potentiel de roman de chick-lit et ma lecture ne m’a pas trompée. Ce roman respecte tous les codes du genre. D’un côté je trouve que c’est un peu dommage, car il est plus chick-lit que science fiction pour moi et que les éditeurs ont préféré mettre le second genre en avant pour la promotion du livre. D’un autre côté, je trouve ça chouette, car cela permet à un public qui a peut-être des préjugés sur ce genre de découvrir que l’on peut avoir des romans vraiment sympas.

Dans un futur pas si lointain, une opération permet de se connecter à l’être aimé et de ressentir les sentiments de l’autre. Trent, le petit ami de Bridget, lui propose de faire cette opération avant leurs fiançailles. Le truc c’est que Bridget se retrouve non pas connectée à Trent, mais à une tout autre personne ! Cette opération va être pour elle le moyen de découvrir le problème de l’hyper connexion.

Si le résumer se centre sur l’opération, l’informatique, etc. Elle est avant tout pour moi un prétexte à une énième romance fort jolie et très sympathique, mais loin, très loin d’être original. Ce roman cumul les lieux communs de la chick-lit : une famille envahissante, une héroïne avec un métier plutôt classe, un fiancé par très net, un personnage masculin qui va devenir un soutient et dont on voit à des kilomètres qu’elle va finir avec lui, les scènes typiques de soutiens, une héroïne qui se retrouve abandonnée par ses soutiens et de « ouais on a une solution », de « bon bhe c’est fini, mais moi je t’aime ». Bref, le roman classique de chick-lit. Bon parti comme ça, je peux donner l’impression que je n’ai pas apprécié le roman. Pourtant je l’ai adoré, je trouve que la thématique de l’hyperconnexion et de la communication était très bien traitée. Même si le roman n’apporte pas grand-chose d’original, il n’en reste pas moins une lecture agréable et bien rythmée. Il y a deux points très positifs dans ce roman. Tout d’abord il y a une multitude de personnages féminins tous très différents. Cela va de l’héroïne un peu agaçante, mais plutôt réaliste, à la mère hyper étouffante, en passant par la nana qui va répandre plein de ragots à la nièce de Briddet. Le deuxième énorme point positif du roman, c’est cette gamine de neuf ans, fan de Raiponce et de zombie. Elle est le personnage le plus cool de tout le roman. Elle est fan de princesses, de zombies et elle est une petite génie de l’informatique. Et en plus Connie Willis arrive à l’expliquer ! En effet, sa mère est hyper étouffante et l’empêche de faire quoi que ce soit. Pour elle, voir Raiponce s’est dangereux. Du coup, la gamine a appris à détourner les moyens informatiques qui sont à sa disposition. Autant dans les personnages féminins adultes, elles sont assez stéréotypées, autant la nièce incarne une nouvelle génération qui se débarrasse des carcans de la société. C’est une fille, qui aime les princesses, mais cela ne l’empêche pas du tout d’adorer les films de zombis ou même d’être super douée en science. C’est un personnage qui apporte beaucoup de fraîcheur dans le paysage littéraire.

Vais-je aimer ce roman ?

Si tu t’attends à de la science-fiction avec ce roman, tu vas être déçu.e. Ce roman traite avant tout d’une romance. La science-fiction c’est l’explication d’un phénomène d’une manière scientifique, sauf que… l’explication scientifique a tendance à ne pas être très présente dans ce roman. Je pense qu’il faut lire ce roman comme si on attendait une romance. Ce roman est rempli de qualité, il est très bien rythmé, sait satisfaire les fans du genre de la chick-lit et propose une histoire vraiment sympathique, sans être pour autant révolutionnaire. Il faut juste savoir à quoi s’attendre quand on lit ce roman.

Une réflexion sur “Interférences

  1. lutinreveurblog dit :

    Ce livre est dans ma PAL, il y a des romans de chick-lit que j’aime plutôt bien mais c’est vrai que j’ai tendance à penser « quand on en a lu un, on les a tous lu ». C’est surtout l’aspect SF qui m’attire et c’est cool de lire un avis dessus. Je m doutais bien que la romance serait en premier plan mais ça l’air d’être une histoire assez distrayante.

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