Le roman de cape et d’épée

Lors d’une discussion avec ma pote Adèle du blog Une place à soi, j’ai présenté Faustine comme étant le roman de cape et d’épée que j’avais tant attendu et que j’étais vraiment heureuse d’avoir découvert. Et si la notion roman de cape et d’épée lui dit quelque chose, Adèle m’a avoué qu’elle ne connaissait pas vraiment le genre et m’a demandé si je pouvais le présenter sur HNB. Adèle, je te dédie donc cet article !

Le lys noir 1

Le roman de cape et d’épée est un genre littéraire qui emprunte à plusieurs traditions littéraires. Il y a en lui du roman historique, du roman d’aventures et du roman feuilleton. C’est un genre populaire, qui a connu un succès important au dix-neuvième siècle qui est l’époque romantique de la littérature. Si tu te souviens de mon article sur les romans historiques, j’avais expliqué que l’époque romantique est cette période où l’on exprime les émotions et une forme de nostalgie. Donc forcément, des aristocrates qui se battent en duel au nom de la noblesse et de grands idéaux chevaleresques, tout en étant bien habillés et cultivés, cela ne pouvait que plaire aux romantiques. Malgré une production prolifique, le genre est moins présent aujourd’hui. Quand on parle de romans de capes et d’épées, on pensera plutôt aux Trois mousquetaires d’Alexandre Dumas ou encore Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier. Il existe pourtant des romans contemporains de ce genre, mais ils vont plutôt être classés dans la fantasy. Il la série Les larmes du Cardinal de Pierre Pevel ou celle du Lys noir de François Larzem.

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Bilan de lecture de novembre

Comme je te l’ai annoncé précédemment, je n’ai plus l’intention de faire de chronique sur le blog. Sauf changement d’avis ou exceptionnellement si je tiens à mettre en avant un livre. Néanmoins, j’ai quand même envie de te parler de mes lectures. Donc, je te propose le bilan de mes lectures pour le mois de novembre !

Les Illusions de Sav-Loar de Manon Fargetton – Le livre dont je voulais te parler avant même de l’avoir terminé.

Ce roman… Oh ce roman… Il est merveilleux. On suit l’histoire de plusieurs femmes dans un monde où les magiciennes sont traquées dès l’apparition de leurs pouvoirs. Leur seule chance de survie est de rejoindre la cité de Sav-Loar. L’un de ces personnages, Bleue, va être bien entendu bien loin de cette cité quand ses pouvoirs vont apparaître. Ce roman n’est pas un roman d’apprentissage comme on pourrait le penser. Il se déroule sur une bonne dizaine d’années, n’hésitant pas à faire de nombreux sauts dans le temps. Si j’ai tant aimé ce roman, c’est parce que c’est de la fantasy féministe. Déjà par la multitude de personnages féminins tous différents et vraiment uniques et surtout par le message qu’il propose. En plus il est vraiment bien écrit, il propose plein de réflexions et il n’y a pas un seul passage que je n’ai pas aimé.

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La Couleur du lait

511JUX84TkL._SX210_Date de publication : 28 août 2014
Autrice : Nell Leyshon
Genre : Roman historique
Edition : Phebus
Formats : Broché, poche, e.book
Nombre de pages : 176 pages

J’ai lu ce livre complètement par hasard, je l’avais glissé un jour dans ma liseuse et un matin je l’ouvre par erreur. Il n’a fallu de quelques lignes, pas très bien écrites pourtant et où la ponctuation est plutôt absente pour que j’accroche et que je le dévore en quelques heures. C’est un livre très court qui fait moins de cent pages. Pourtant, je te promets, il se passe énormément de choses et traite de nombreuses thématiques. Je mets un petit avertissement, il y a des scènes de viol, brèves, mais le peu dont on sait suffit à imaginer ce qui se passe.

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Portrait fictif : Isabella Bird

Portrait fictif est une série d’articles présentant une fois par mois un personnage féminin de la littérature qui m’a marquée. Je vous y présenterai le personnage dans la saga, quel est mon rapport à ce personnage et enfin pourquoi je pense qu’elle est intéressante à présenter dans cette série d’articles. Pourquoi me concentrer uniquement sur les personnages féminins ? Il existe des personnages masculins tout aussi géniaux, mais souvent quand on cite des personnages, cela va être souvent les personnages masculins qui vont venir à l’esprit. Je veux faire en sorte que l’on pense aussi aux personnages féminins. Enfin, c’est un moyen pour moi de vous faire découvrir autrement mes lectures.

Dans le portrait fictif de ce mois-ci, le personnage n’aurait peut-être pas vraiment sa place dans cette série d’articles. En effet, Isabelle Bird, héroïne éponyme de la série Isabelle Bird, est femme exploratrice du dix-neuvième siècle, qui a réellement existé ! À travers le format du manga, Taiga Sassa raconte le voyage au Japon de cette exploratrice anglaise. Il base son récit sur les lettres qu’Isabelle écrivait à sa sœur.

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À l’époque où Isabelle voyage au Japon, le pays est en pleine mutation. La ville d’Edo se nomme désormais Tokyo et le Japon commence à s’ouvrir aux étrangers. Enfin en partie, la majorité des étrangers (j’entends par là Européens colonialistes…) se rendent avant tout au Japon soit pour le commerce, soit comme missionnaire religieux. Ils ne sont pas vraiment là pour découvrir le pays. Au contraire, ils sont plutôt le genre à considérer les autochtones comme des sauvages qu’il faut civiliser. Les accès du pays sont donc limités pour les étrangers. Isabelle va avoir un passeport unique qui lui permet de voyager à travers tout le pays, parce qu’elle ne veut ni commercer, ni évangéliser. Elle cherche jusqu’à découvrir à pays et le faire découvrir à son lectorat dans une démarche bienveillante et non jugeante. Elle agit comme une anthropologue. Une phrase résume parfaitement sa démarche. « Aujourd’hui dans ce pays, une civilisation est sur le point de s’éteindre, des manières de pensées, de vivre au quotidien, des cultures sont en passe de disparaître en même temps que s’efface le nom d’Edo. Nul n’est capable d’arrêter la marche du temps, mais il est possible de consigner des souvenirs ! » À travers ses voyages, Isabelle n’est pas juste là pour faire du tourisme, elle va à la rencontre des autochtones, cherchant à les comprendre.

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A ma terre

9782414186129Date de publication : 18 janvier 2018
Autrice : Manon Larraufie
Genre : Historique, aventure
Edition : Edilivre
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 170

La chronique que je vais faire aujourd’hui est un peu particulière, car j’ai été contactée par Manon Larraufie qui m’a proposé de m’envoyer son livre en échange d’une chronique. C’est la première fois que l’on me contacte directement, donc j’en suis très fière et je la remercie très chaleureusement pour sa confiance ! Si tu me suis sur instagram (j’y mets mes lectures du moment depuis peu !), tu as dû constaté que j’avais lu ce roman dans un état d’esprit particulier. En effet, la préface m’a mise mal à l’aise avec l’autrice qui me mettait aux défis de l’interdire d’écrire si je ne comprenais pas son œuvre. C’est un bon roman, mais j’aurais pu passer un moment plus plaisant sans cette préface. Parce que là cela m’a juste donné envie de faire une analyse littéraire du roman et non juste de le lire. Second gros point faible : le résumé. Ce n’est pas la première fois que je le dis, mais le résumé soit doit réellement résumer le DÉBUT du livre. Un résumé qui ne dit rien ou un résumé qui me raconte la moitié, voir l’ensemble, du roman, cela m’énerve. Si je dis ça en introduction, c’est parce qu’il ne faut pas que tu t’arrêtes à ça si tu as envie de lire le roman. Si je ne m’étais pas engagée à faire cette chronique, ces deux points m’auraient fait refermer le livre et j’aurais manqué une lecture sympa.

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Quand l’Histoire devient histoire

les-piliers-de-la-terre-06-eddie-redmayne-7095798uhpxqQuand l’Histoire devient histoire. Je suis très fière de ce titre. Je crois que j’aurais pu écrire un article sur les romans historiques rien que pour ce titre. Pour parler un peu plus sérieusement, le roman historique est sans aucun doute l’un de mes genres de romans préférés. J’ai une préférence pour les romans se déroulant entre le Moyen-âge et le dix-neuvième siècle. L’Histoire, celle à laquelle on met un h majuscule, est parfois romancée. Et quand j’écris « parfois » c’est un euphémisme dans la plupart des romans que je lis. Personnellement, cela ne me dérange pas, mais je pense qu’il est important de prendre du recul quand on lit un roman historique et surtout ne pas prendre comme réalité historique l’univers du roman. Souvent, à la fin du roman la préface explique de quels faits réels s’est inspiré l’autrice ou l’auteur. Du coup, on pourrait penser que le roman est réaliste sur tout. Sauf que c’est fort loin d’être le cas, fort, fort, très fortement lointain.

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Rose sous les bombes

5140rjOaJJL._SX195_Date de publication : 20 mai 2015
Autrice : Elisabeth Wein
Genre : Historique, jeunesse
Edition : Castelmore
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 438

Je ne pensais pas que Rose sous les bombes deviendrait l’un de ses romans qui font que je dois mettre ma vie en suspens tant que je ne l’ai pas terminé. Au salon de Montreuil, il m’avait rapidement séduite, même si je dois reconnaître ne m’être absolument pas attendue à ça. Au début, j’ai même été déçue par le style et puis le charme à opérer sur moi.

Rose Justice est une jeune pilote américaine. À dix-huit ans à peine, elle est pilote de l’Air Transport Auxiliary (ATA). L’ATA est une organisation britannique créer en novembre 1945 qui permettait le transfert des avions neufs, endommagés ou encore en réparation entre les usines, les aérodromes militaires ou encore les dépôts de maintenance. Les pilotes de l’ATA sont ceux qui n’ont pas été envoyés à la guerre en raison de leur âge, de leur santé ou bien de leur genre. En effet, à l’époque les femmes pilotes n’étaient pas forcément bien vues. Il y a pourtant eu 166 femmes pilotes dans l’ATA, ce qui faisait un pilote sur huit ! Rose qui vient tout juste de terminer ses études quitte donc son pays pour devenir pilote. Elle a la tête pleine de rêves, une certaine naïveté sur l’horreur de la guerre et veut avoir son rôle à jouer. Cependant, une de ses missions tourne mal et elle est capturée par des soldats allemands qui l’envoient dans un camp de concentration. Elle va s’en sortir et elle va raconter ce qu’elle a vécu dans son journal intime.

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Les tribulations d’une cuisinière anglaise

Date de publication : 10/02/2013 (édition française) les tribulations d'une cuisinière anglaise.indd
Autrice : Margaret Powell
Genre : Biographie, roman historique
Edition : Payot et Rivages
Formats : relié, poche, e.book

Parfois, avoir envie de lire un livre en particulier peut reposer sur une phrase de marketing. Ici, c’était : le roman qui a inspiré Dowton Abbey. Quand je découvre qu’une série ou un film est adapté d’un film, j’adore aller chercher le livre pour pouvoir le lire. Même si l’on me dit que c’est juste inspiré, j’ai envie d’aller lire le livre ! C’est donc cette habitude de lire les livres qui ont été adaptés qui m’a amenée à lire Les tribulations d’une cuisinière anglaise !

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Du bout des doigts

Date de publication : 4 février 2002
Autrice : Sarah Waters
Genre : Historique, Roman gothique
Edition : 10/18
Format : Poche
Nombre de pages : 749

Quand j’ai vu le film Mademoiselle, je suis tombée amoureuse de ce film. Il était visuellement beau, le scénario est génial et les deux personnages féminins principaux sont à tomber. Sans parler de leur relation qui m’a fait sautiller sur place. Après avoir vu le film, j’ai découvert un peu par hasard qu’il y avait un livre qui avait été écrit ! Je n’étais que joie ! Après tout, le livre est dans 99,999 9 % des cas bien mieux que le film. Sauf exception. Du bout des doigts est l’exception. Le livre n’est pas mauvais, loin de là, mais le film à un moment cesse complètement de respecter le livre. Malheureusement, j’ai dix mille fois préféré le scénario du film. Je pense que ce sont des éléments à prendre en compte en lisant mon avis sur ce livre !

Du bout des doigts raconte l’histoire de Susan, une jeune femme qui vit dans les bas-fonds de Londres. Elle a été adoptée par une « gardeuse d’enfants » dont le mari fait le recèle d’objets volés. Un jour, un homme vient, Gentleman. Il lui propose le coup du siècle. Il lui suffit de jouer les servantes auprès d’une demoiselle très riche, de la pousser dans les bras du ledit gentleman et une fois ce dernier marié, la demoiselle finira dans un asile et hop, ils récupèrent et partagent sa fortune !

Historiquement, le récit est tout simplement génial. On n’a pas du tout une vision romancée de l’époque. Londres est sale, on ne voit jamais le ciel bleu à cause d’un épais nuage de pollution, la Tamise est tout simplement immonde. Les personnages venant des bas-fonds londoniens s’expriment avec un dialecte très particulier. Les traducteurs expliquent qu’ils ont fait comme les traductions de Dickens en français pour ce roman. Selon la classe sociale, chaque personnage a son langage. On entend presque les accents. À travers les personnages, le lecteur découvre les codes sociaux, la vie, les habits, toutes ces petites choses qui rendent le roman plus réaliste ! Néanmoins, ces éléments restent discrets, Sarah Water a réussi à faire en sorte qu’ils sont des éléments narratifs servant le récit.

L’intrigue est ce qui m’a le plus déçue. Si vous avez vu le film Mademoiselle, le film suit l’intrigue du livre jusqu’à la première partie et ensuite dérive complètement. On va de révélation en révélation qui vous fait ouvrir grands les yeux. Durant ma lecture, j’étais en mode : ah oui, quand même. Ce que je reproche, c’est peut-être d’en avoir presque trop. J’ai eu à un moment presque une impression de surenchère. Néanmoins, c’est un récit haletant qui se tient et qui est hyper logique. Le récit est vraiment bien pensé, réfléchi et je pense que si je n’avais pas vu le film, j’aurais adoré.

Vais-je aimer ce livre ?

Si vous aimez lire les romans historiques, je vous le conseille. Je pense que c’est le gros point fort de ce roman. J’ai presque été plus fascinée par l’époque qui était contée dans ce récit que l’intrigue elle-même ! Il faut néanmoins prendre en compte que c’est un livre assez gros. Néanmoins, il y a cet aspect thriller qui fait oublier le nombre de pages.