Maman ou putain, les femmes dans Peter Pan

giphy (1)Je pense que tu t’en doutes, mais les films Disney sont très souvent (voir quasiment tout le temps) une version édulcorée de l’œuvre de base. Ils se montrent relativement respectueux, comme j’avais pu te le montrer dans mon dossier Notre-Dame de Paris, mais on voit que c’est clairement destiné à un public d’enfants. Et bien que la plupart des œuvres littéraires qui inspirent les films Disney sont à la destination des enfants, très peu d’entre elles auraient été acceptées par la loi de 1949 sur la littérature jeunesse. (File lire mon article sur le rapport entre moralité et littérature pour en savoir plus !) Peter Pan fait partie de ces œuvres. Bien que ce roman soit destiné à un jeune public, le héros de ce roman n’hésite pas à kidnapper, séquestré et même tuer. Oui, Peter Pan n’hésite pas à tuer les pirates ou bien même les pauvres enfants perdus qui auraient le malheur de devenir trop vieux ! Mais je ne vais pas te parler de Peter Pan dans cet article. Lemon June a fait une délicieuse vidéo à ce sujet qui te fera voir ce petit garçonnet d’un autre œil.

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L’autrice du mois : Samantha Bailly

Dans l’article de ce mois-ci, il n’y aura pas l’entête habituel, il n’y aura plus l’entête habituel. Si j’apprécie de te présenter une autrice tous les mois, je me suis retrouvée enfermée dans le format de l’article. Par exemple, cela fait très longtemps que je veux te parler de l’autrice de ce mois-ci, pourtant je n’ai jamais vraiment lu une de ces œuvres. Donc je ne t’en parlais pas. J’ai aussi envie de parler d’auteurs et je parle bien d’auteur au masculin. Ils n’avaient pas leur place dans cette série d’article. Portrait d’autrices deviendra donc parfois portrait d’auteur et le format ne sera pas toujours le même. Et si mon objectif est toujours de mettre en avant les autrices, je me laisse moins enfermer dans le format. AVT_Samantha-Bailly_9626

Samantha Bailly est une autrice pour qui j’ai beaucoup d’admiration et en même temps, qui m’a fait comprendre que mon rêve d’écrivain, je devais le remiser au placard. C’est un peu contradictoire d’admirer une personne qui brise notre rêve. C’est avec elle que j’ai découvert pour la première fois la réalité du métier d’auteur, d’autrice. Pour moi, grande naïve que j’étais, l’écrivaine, l’écrivain, avait un lien particulier avec la maison d’édition, gagner régulièrement des sous pouvait facilement dédier sa vie à l’écriture après un premier livre et puis… avait une vie plutôt cool. C’est la première qui m’a fait comprendre qu’être auteur, autrice, c’était accepter d’avoir un statut hyper précaire. Et là j’ai dit : nop, nop, nop, c’est pas pour moi. Comme quoi mon rêve n’était pas du tout sérieux, parce que je ne suis pas prête à accéder les difficultés de cet emploi.

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Mes lectures de jeunesses

La lecture a toujours fait partie de moi, dès l’instant où j’ai su lire par moi-même je me suis considérée comme une lectrice. J’avais toujours une bibliothèque bien remplie, des livres empruntés au CDI ou bien à la bibliothèque et une liste de fanfiction Harry Potter qui ne connaissait pas de fin. Je ne me souviens pas de toutes mes lectures, si on me dit un titre, je vais m’en rappeler. Par exemple je sais que j’ai lu Narnia, A la croisée des mondes, la Trilogie de Bartiméus, les Orphelins Baudelaires ou encore l’Epouvanteur. Néanmoins, je n’ai pas vraiment de souvenir de ces lectures, si ce n’est que je les ai plus ou moins appréciés. Par contre je me souviens très bien que j’ai refermé Ça de Stephen King après le premier chapitre et que je ne suis plus très à l’aise avec les clowns depuis. (Sans en avoir peur, je garde une certaine méfiance vis-à-vis d’eux. Et puis, il n’y a rien de plus triste qu’un clown en vrai…)

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Et puis il y a ces sagas qui me reviennent à l’esprit. Celles qui ont marqué ma jeunesse pour moi et qui sont celles dont je chéris particulièrement le souvenir et même que je n’hésite pas à relire avec grand plaisir !

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Orange

34461575Date de publication : 6 juin 2017
Autrice : Yui Tokiumi
Genre : Romance, jeunesse
Edition : So Shojo
Formats : Poche
Nombre de pages : Entre 220 et 250 pages par tome

Certaines séries littéraires devraient avoir un avertissement sur la couverture : attention, pensez à prendre des mouchoirs. (Et le pluriel est plus que nécessaire là…) Reprenant la célèbre série manga Orange d’Ichigo Takano, cette trilogie nous propose une version roman d’une magnifique histoire d’amitié. Si j’ai découvert la série à travers les mangas, c’est avec les romans que j’ai terminé l’histoire. Si t’es comme moi, que tu as un manque de place, de finance et ni ami.e, ni structure qui peut te prêter les mangas, les romans sont une super alternative ! Cette chronique va faire plein de mini-spoilers au roman, mais c’est nécessaire pour te montrer à quel point il est fantastique.

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La littérature s’empare du net #3

Dans l’actualité de ce mois-ci, les sujets sont un peu moins polémiques que les sujets dont je t’ai parlé le mois dernier ! Néanmoins, je souhaite revenir sur la polémique « On a choppé la puberté ». Le livre ne sera pas réédité, il y a eu pas mal de reproches des deux côtés, des auteurs et autrices se sont offusqués et a même parlé d’une censure de la part du public. Je me suis moi-même posé la question. Et je dois reconnaître que oui la censure existe, un ouvrage ouvertement raciste va être censuré. Mais Mathilde Lévêque, maître de conférence en littérature à la Sorbonne explique ça bien mieux que moi. L’article est un peu long, mais je te conseille vraiment de prendre le temps de le lire. Il m’a permis de faire le point sur l’affaire et sur la question de la censure.

De nouveau, un article de la Gazette du Sorcier se retrouve dans cette sélection. Je suis grande lectrice de ce webzine. L’article pose la question du canon en littérature, quels sont les textes fondateurs indéniables de l’univers, que l’on ne peut remettre en questions et tout le reste. Cela pose aussi la question du rapport de l’auteur à son œuvre. Pour John Green, « [les livres] appartiens à leurs lecteurs maintenant, ce qui est quelque chose de bien — parce que les livres sont plus puissants dans les mains des lecteurs qu’ils ne peuvent l’être dans les miennes. » Même si tu n’es pas un. e fan de la saga Harry Potter, l’article a une réflexion très intéressante que l’on peut appliquer, je pense, à tous les livres.

Dans le cadre du Prix littéraire de l’Imaginaire Booktubersapp, Sophie du blog Les lectures de Sophie a eu la super idée d’interviewer des professionnels de l’édition. Au moment de l’écriture de l’article, il y en a trois : Jérôme Vincent, directeur d’Actusf, Simon Pinel, responsable éditorial chez Critic Editions et André-François Ruaud, directeur des Moutons Electriques. Les questions qu’elle pose sont hyper pertinentes, cela permet de découvrir un peu l’histoire de ces maisons d’édition, les lignes éditoriales, le rapport aux blogs et les particularités de chacune de ces maisons ! Je trouve ça toujours passionnant de pouvoir en découvrir plus sur le monde du livre.

Je continue dans les articles de blogs passionnants avec celui par la Geekosophe ! Elle propose un article passionnant sur la part des autrices dans la littérature de science-fiction. Elle revient sur l’histoire du genre jusqu’à nos jours, tout en parlant de ce qu’apportent les autrices à ce genre littéraire ! Son article comprend de nombreuses références de qualités, j’en ai lu la plupart et à chaque fois c’était des vrais coups de cœur qui chamboulent l’esprit. Un article a lire avec un bloc-notes à porter de main !

Et je conclus sur une chouette idée pour prôner le féminisme dans la littérature jeunesse ! Face de Citrouille a eu la chouette idée de proposer une newsletter hebdomadaire mettant en avent ressources, initiatives, autrices et héroïnes dans la littérature jeunesse ! Une superbe idée dont j’ai hâte d’en découvrir plus !

Gardien des Cités perdues

51fy3zXPxRL._SX302_BO1,204,203,200_Date de publication : 15 mai 2014
Autrice : Shannon Messenger
Genre : Fantasy, jeunesse
Edition : Lumen
Formats : Broché, poche, ebook
Nombre de pages : 517

La première fois que j’ai entendu parler de la série Gardiens des Cités perdues c’était : « c’est le nouvel Harry Potter ! » Ouais, sauf qu’on m’avait déjà présenté la saga Les magiciens de Lev Grossman comme un Harry Potter pour adulte et j’ai détesté. En fait, faut qu’on se mette d’accord sur un truc un roman où un gosse est envoyé dans une école d’un monde magique inconnu de ces idiots d’humains ou de moldus qui sont incapables de voir quoi que ce soit parce que ce sont juste des égoïstes nombrilistes et bien trop idiots ce n’est pas Harry Potter ! Je commence cette chronique, pour vous dire que si on vous a dit à vous aussi que c’était comme Harry Potter, on vous a menti ! Et heureusement d’ailleurs, quand je me suis enfin décidée à donner une chance à cette saga, je ne cherchais pas un Harry Potter bis.

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La littérature s’empare du net #2

MAJ du 5 mars 2018 – Cy a posté une vidéo pour expliquer le hastag paye ton auteur sur Twitter !

Je ne pensais pas refaire un article de la série la littérature s’empare du net aussi tôt, mais il s’est passé pas mal de truc. Je commence avec les sujets qui fâchent, suite à la polémique du livre « On a choppé la puberté » éditer par les éditions Milan, le livre ne sera plus édité suite à la pétition. Le livre avait pour objectif d’aider les préadolescentes à comprendre la puberté. Le truc, c’est qu’il y avait des phrases comme « grâce à tes seins en plein développement, tu as enfin attiré l’attention du bel Ethan » ou encore, comme il fait froid, c’est normal que les tétons se redressent et donc on dit aux filles qu’ils sont « pas très gracieux, mais ouf, ça ne dure pas… » Non seulement on explique à des enfants de neuf ans qu’elles vont être sexualisées, mais ouais c’est chouette ! Et en plus, on leur dit qu’il faut avoir honte de son corps. J’hésitais à parler de cette polémique, mais vu que j’avais relayé la pétition sur la page facebook du blog, je voulais te parler des suites.

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Sword Art Online, le light novel

Sword_Art_Online_Volume_01Date de publication : 12 mars 2015
Auteur : Reki Kawahara
Genre : Fantasy, light novel
Edition : Ofelbe
Formats : Broché
Nombre de pages : 512

Sword Art Online est le premier light novel dont le format est réellement respecté que j’ai lu et si j’ai hésité à le prendre, je ne regrette pas une seule seconde mon achat. C’était une lecture addictive et super sympa malgré quelques défauts et surtout une expérience nouvelle grâce aux illustrations. Si cette semaine j’ai posté l’article sur les light novels, c’était pour introduire cette chronique. Je me voyais mal vous parler d’un roman issu d’un genre méconnu en France sans vous le présenter avant.

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The memory book

51rZkUCG1aL._SX195_Date de publication : 12 mai 2016
Auteur : Lara Avery
Genre : Littérature jeunesse, drame de vie
Edition : Lumen
Formats : Broché
Nombre de pages : 439

The memory book n’a pas été pour moi une lecture mémorable. Je l’avoue, je dis ça pour le jeu de mots. Malgré de nombreuses pauses dans ma lecture à cause de ma vue brouillée par les larmes, ce fut une très belle lecture, mais je ne pense plus faire partie du lectorat pour ce genre de roman. Je vous explique tout ça, mas d’abord je me dois de vous présenter le roman !

The memory book n’est pas un roman comme les autres, c’est le livre de Sam qui perd la mémoire. Elle est atteinte d’une maladie génétique qui lui fait perdre ses souvenirs entre autres et qui lui cause de graves soucis de santé. Sam avait un plan, finir major de sa promo au lycée, partir vivre à New York et étudier dans une prestigieuse université grâce à des bourses. Elle avait tout prévu. Sauf que sa mémoire s’efface peu à peu et parfois elle n’a plus conscience d’où elle est ou même qui elle est. Du coup, elle a décidé d’écrire ce livre qui est entre le journal intime et le regroupement de notes. Elle y note ses journées, la biographie de sa famille et tout ce dont elle doit se souvenir. Tout au long du roman, elle s’adresse à son futur elle, à la future Sam.

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Rose sous les bombes

5140rjOaJJL._SX195_Date de publication : 20 mai 2015
Autrice : Elisabeth Wein
Genre : Historique, jeunesse
Edition : Castelmore
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 438

Je ne pensais pas que Rose sous les bombes deviendrait l’un de ses romans qui font que je dois mettre ma vie en suspens tant que je ne l’ai pas terminé. Au salon de Montreuil, il m’avait rapidement séduite, même si je dois reconnaître ne m’être absolument pas attendue à ça. Au début, j’ai même été déçue par le style et puis le charme à opérer sur moi.

Rose Justice est une jeune pilote américaine. À dix-huit ans à peine, elle est pilote de l’Air Transport Auxiliary (ATA). L’ATA est une organisation britannique créer en novembre 1945 qui permettait le transfert des avions neufs, endommagés ou encore en réparation entre les usines, les aérodromes militaires ou encore les dépôts de maintenance. Les pilotes de l’ATA sont ceux qui n’ont pas été envoyés à la guerre en raison de leur âge, de leur santé ou bien de leur genre. En effet, à l’époque les femmes pilotes n’étaient pas forcément bien vues. Il y a pourtant eu 166 femmes pilotes dans l’ATA, ce qui faisait un pilote sur huit ! Rose qui vient tout juste de terminer ses études quitte donc son pays pour devenir pilote. Elle a la tête pleine de rêves, une certaine naïveté sur l’horreur de la guerre et veut avoir son rôle à jouer. Cependant, une de ses missions tourne mal et elle est capturée par des soldats allemands qui l’envoient dans un camp de concentration. Elle va s’en sortir et elle va raconter ce qu’elle a vécu dans son journal intime.

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