La littérature s’empare du net #6

Cela fait un moment que je ne t’ai pas proposé de découvrir l’actualité de l’internet littéraire ! J’avais enregistré pas mal de liens ici et là, le temps est passé, certains projets étaient terminés et puis… Voilà, mais me revoilà !

Si tu as suivis le mouvement paye ton auteur, tu as peut être pris conscience de la difficulté qu’ont les auteurs et autrices français.e.s à pouvoir vivre de leur écriture. Rares sont celles et ceux qui en ont la possibilité. L’une des possibilités qui s’ouvre à eux c’est l’auto-édition. Je ne suis pas une grande fan de l’auto-édition, parce que je n’ai pas eu de super expériences de lectures. Néanmoins quand je connais bien l’artiste, je suis plus facilement du genre à me laisser tenter. Maliki explique dans une tribune la difficulté pour lui (c’est un auteur!) de publier son troisième tome. Je t’invite à la lire en cliquant ici. Samantha Bailly, une autrice dont j’admire énormément le parcours et sujet du dernier « l’autrice du mois » a décidé de se lancer dans l’auto-édition. Bien mal lui en pris, la pauvre c’est fait attaquer de toute part, parce qu’elle a choisit entre autre de publier son œuvre sur Amazon. Alors oui, vaut mieux éviter d’encourager Amazon, sauf que quand la-dite plateforme permet de vendre et de gagner des sous, sous qui lui permet de vivre, bha c’est un peu hyprocrite de lui reprocher d’utiliser une plateforme que le monde de l’édition utilise sans scrupule. Je t’invite à lire l’article d’Actualitté passionnant sur le sujet.

Lire la suite

Une brève histoire du manga d’horreur

Cet été je me suis rendu à l’exposition Enfer et Fantômes d’Asie au musée du Quai Branly, elle était passionnante avait le bon goût d’allié deux de mes passions : la mythologie, les légendes et l’horreur. Les livres d’exposition sont passionnants et horriblement cher, celui-ci coûte 45 € pour te donner une idée. Heureusement, ma mère est une très belle personne qui comprend mes messages subliminaux du genre : olala qu’est-ce que j’aimerai avoir ce livre, mais qu’est-ce qu’il est cher quand même… Elle me l’a donc offert pour mon anniversaire. (Pour Noël j’ai refait le coup, mais cette fois-ci avec la campagne Ulule les œuvres de Jane Austen illustrée par Margaux Motin). Pour ce second article sur la thématique d’Haloween, je te propose donc de découvrir l’histoire du manga horreur qui est abordé dans ce livre !

Lire la suite

Museum – Killing in the rain

Date de publication : 12 avril 2017
Mangaka : Ryôsuke Tomoe
Genre : Horreur, thriller
Edition : Pika Seinen
Formats : Manga
Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Pour moi le mois d’octobre c’est HALOWEEN. J’ai donc envie de te proposer toutes les semaines un article autour de la thématique de l’horreur, de la terreur et d’Haloween. Quoi de mieux de commencer en te proposant une série de manga qui ravira les adeptes du genre horrifique ? Série en trois tomes, elle a l’avantage d’être courte, totalement publiée et réussi le pari de proposer une histoire remplit de rebondissement, de « oh putin le tueur, la tueuse, n’a pas osé faire ça, si ? NOOOOOOOOON. » et pas mal de « beuuuurk noooon ». Une série à ne pas mettre entre toutes les mains, mais c’est le cas de la plupart des bonnes œuvres du genre horrifique. Si tu es sensible ne va pas plus loin dans la chronique, car le mangaka nous plonge dès les premières pages dans l’horreur.

Lire la suite

L’autrice du mois : Samantha Bailly

Dans l’article de ce mois-ci, il n’y aura pas l’entête habituel, il n’y aura plus l’entête habituel. Si j’apprécie de te présenter une autrice tous les mois, je me suis retrouvée enfermée dans le format de l’article. Par exemple, cela fait très longtemps que je veux te parler de l’autrice de ce mois-ci, pourtant je n’ai jamais vraiment lu une de ces œuvres. Donc je ne t’en parlais pas. J’ai aussi envie de parler d’auteurs et je parle bien d’auteur au masculin. Ils n’avaient pas leur place dans cette série d’article. Portrait d’autrices deviendra donc parfois portrait d’auteur et le format ne sera pas toujours le même. Et si mon objectif est toujours de mettre en avant les autrices, je me laisse moins enfermer dans le format. AVT_Samantha-Bailly_9626

Samantha Bailly est une autrice pour qui j’ai beaucoup d’admiration et en même temps, qui m’a fait comprendre que mon rêve d’écrivain, je devais le remiser au placard. C’est un peu contradictoire d’admirer une personne qui brise notre rêve. C’est avec elle que j’ai découvert pour la première fois la réalité du métier d’auteur, d’autrice. Pour moi, grande naïve que j’étais, l’écrivaine, l’écrivain, avait un lien particulier avec la maison d’édition, gagner régulièrement des sous pouvait facilement dédier sa vie à l’écriture après un premier livre et puis… avait une vie plutôt cool. C’est la première qui m’a fait comprendre qu’être auteur, autrice, c’était accepter d’avoir un statut hyper précaire. Et là j’ai dit : nop, nop, nop, c’est pas pour moi. Comme quoi mon rêve n’était pas du tout sérieux, parce que je ne suis pas prête à accéder les difficultés de cet emploi.

Lire la suite

Portrait fictif : Isabella Bird

Portrait fictif est une série d’articles présentant une fois par mois un personnage féminin de la littérature qui m’a marquée. Je vous y présenterai le personnage dans la saga, quel est mon rapport à ce personnage et enfin pourquoi je pense qu’elle est intéressante à présenter dans cette série d’articles. Pourquoi me concentrer uniquement sur les personnages féminins ? Il existe des personnages masculins tout aussi géniaux, mais souvent quand on cite des personnages, cela va être souvent les personnages masculins qui vont venir à l’esprit. Je veux faire en sorte que l’on pense aussi aux personnages féminins. Enfin, c’est un moyen pour moi de vous faire découvrir autrement mes lectures.

Dans le portrait fictif de ce mois-ci, le personnage n’aurait peut-être pas vraiment sa place dans cette série d’articles. En effet, Isabelle Bird, héroïne éponyme de la série Isabelle Bird, est femme exploratrice du dix-neuvième siècle, qui a réellement existé ! À travers le format du manga, Taiga Sassa raconte le voyage au Japon de cette exploratrice anglaise. Il base son récit sur les lettres qu’Isabelle écrivait à sa sœur.

images

À l’époque où Isabelle voyage au Japon, le pays est en pleine mutation. La ville d’Edo se nomme désormais Tokyo et le Japon commence à s’ouvrir aux étrangers. Enfin en partie, la majorité des étrangers (j’entends par là Européens colonialistes…) se rendent avant tout au Japon soit pour le commerce, soit comme missionnaire religieux. Ils ne sont pas vraiment là pour découvrir le pays. Au contraire, ils sont plutôt le genre à considérer les autochtones comme des sauvages qu’il faut civiliser. Les accès du pays sont donc limités pour les étrangers. Isabelle va avoir un passeport unique qui lui permet de voyager à travers tout le pays, parce qu’elle ne veut ni commercer, ni évangéliser. Elle cherche jusqu’à découvrir à pays et le faire découvrir à son lectorat dans une démarche bienveillante et non jugeante. Elle agit comme une anthropologue. Une phrase résume parfaitement sa démarche. « Aujourd’hui dans ce pays, une civilisation est sur le point de s’éteindre, des manières de pensées, de vivre au quotidien, des cultures sont en passe de disparaître en même temps que s’efface le nom d’Edo. Nul n’est capable d’arrêter la marche du temps, mais il est possible de consigner des souvenirs ! » À travers ses voyages, Isabelle n’est pas juste là pour faire du tourisme, elle va à la rencontre des autochtones, cherchant à les comprendre.

Lire la suite

All we need is love

all-we-need-is-love-1-taifuDate de publication : 08/09/16
Autrice : AMANO Shuninta
Genre : Manga, LGBT
Edition : Taifu Comics
Format : Manga
Nombre de pages : 180

All we need is love c’est un super titre des Beatles et c’est aussi une super trilogie de yuri ! Ce mois-ci pour le défi de littérature LGBTAIQ, j’ai voulu vous présenter l’une de mes séries de mangas préférées. Vous avez peut-être déjà entendu parler de yaoi. Des mangas racontant des histoires d’amour entre deux hommes. Le yuri c’est le pendant féminin de ce genre. Malheureusement, les histoires lesbiennes ont bien plus de mal à trouver un public et il y a peu de mangas de ce genre édité en France.

Lire la suite

Le mari de mon frère

Date de publication : 08/09/16mari-frere-1
Auteur : Gengoroh Tagame
Genre : Manga, LGBT
Edition : Akata
Format : Manga
Nombre de pages : 200

Je continue mon défi sur la littérature LGBTAIQ et ce mois-ci je vous propose de découvrir une série de mangas toute mignonne et tellement parfaite : Le mari de mon frère. Je n’ai jamais parlé de manga jusque là sur HNB, pourtant je les adore ! Tous les mois, une grosse partie de mon budget littéraire part dans les mangas. Normalement, je vous parle uniquement du premier tome dans le cadre d’une série. Pour les mangas, je trouve que je peux vraiment juger qu’à partir du second tome. Je vais donc parler des trois tomes qui sont sortis en France, tout en faisant attention de ne pas vous spoiler le récit.

Lire la suite