La littérature s’empare du net #7

Je publie moins souvent, mais s’il y a bien une série d’articles qui me tient à cœur c’est celle-ci ! Je profite de cet article pour t’annoncer que je ne publierai plus de chroniques. Il me reste trois, quatre chroniques en attentes de publications et ça sera les dernières. Enfin je dis ça et je changerai peut-être d’avis par la suite !

Tout d’abord, je te propose de (re)découvrir deux articles du site Madmoizelle : sélection de livres féministes et 5 classiques de la littérature féministes. Le premier te propose des fictions écrites par des femmes parlant des femmes. Le second article lui met en avant différents essais féministes. Si tu t’intéresses à la littérature féministe pour un début je te conseille plutôt de te tourner vers les fictions, les essais peuvent parfois être un peu dur difficile si on a pas l’habitude que ce soit dans le fond ou dans la forme.

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Maman ou putain, les femmes dans Peter Pan

giphy (1)Je pense que tu t’en doutes, mais les films Disney sont très souvent (voir quasiment tout le temps) une version édulcorée de l’œuvre de base. Ils se montrent relativement respectueux, comme j’avais pu te le montrer dans mon dossier Notre-Dame de Paris, mais on voit que c’est clairement destiné à un public d’enfants. Et bien que la plupart des œuvres littéraires qui inspirent les films Disney sont à la destination des enfants, très peu d’entre elles auraient été acceptées par la loi de 1949 sur la littérature jeunesse. (File lire mon article sur le rapport entre moralité et littérature pour en savoir plus !) Peter Pan fait partie de ces œuvres. Bien que ce roman soit destiné à un jeune public, le héros de ce roman n’hésite pas à kidnapper, séquestré et même tuer. Oui, Peter Pan n’hésite pas à tuer les pirates ou bien même les pauvres enfants perdus qui auraient le malheur de devenir trop vieux ! Mais je ne vais pas te parler de Peter Pan dans cet article. Lemon June a fait une délicieuse vidéo à ce sujet qui te fera voir ce petit garçonnet d’un autre œil.

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Lisons sur une liseuse !

Une légende raconte que dès lors on possède une liseuse, on ne peut plus lire de papier. Enfin quand je dis légende je parle plutôt de rumeurs. Parce qu’en fait, la première chose que les gens te sortent quand tu dis que tu as une liseuse c’est : « Ah mais non, moi je ne peux pas. J’ai besoin du papier. De sentir le livre entre mes doigts, de le posséder. » Mon dos aussi le possède bien le bouquin quand je dois me taper deux pavés dans mon sac et qu’il n’y a littéralement plus de place pour mettre autre chose. Pourquoi mettre deux pavés ? Et bien le premier est à quelques chapitres de la fin et je ne veux pas passer le voyage sans de la lecture. Mais que ce soit deux pavés ou un seul ou même n’importe quel livre grand format c’est la même chose. Je sais pas pour toi, mais personnellement je n’ai pas encore réussi le petit miracle de tenir debout dans le métro en tenant à deux mains mon livre sans l’enfoncer dans le dos de mon voisin et faire littéralement chier tout le monde et moi la première. M’enfin, je vais pas les juger, avant d’acquérir une liseuse et de passer du côté numérique de la force j’étais pareille. C’est comme quand je disais avant de devenir végétarienne que se passer de la viande c’était impossible et que de toute manière c’est la nature. Mais c’est un autre débat !

giphy

Moi me préparant à tous les débats. 

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Moralité et littérature

shamePour définir la moralité dans la littérature, il faut tout d’abord définir la morale. Je crois que j’ai eu cette question en dissertation de philo un jour… Plus sérieusement, dans cet article la moralité est définie comme étant une attitude qui est approuvée par le plus grand nombre dans notre société. Faire preuve de bienveillance ou avoir une attitude courageuse c’est faire preuve de moral. Au contraire, voler ou ne pas respecter le consentement d’une femme ce n’est pas moral. Pour simplifier la définition, la moralité c’est un jugement de valeur. Ce jugement est défini par le milieu socioculturel dans lequel on évolue et par notre histoire personnelle. Ce qui est moral pour l’un, ne l’est pas pour l’autre et inversement.

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Lire en anglais ? No thank you !

Je te préviens, dans cet article je vais pas mal taper sur une catégorie de lecteurs qui

anglo

m’insupporte : ceux et celles qui jugent. Je ne suis pas opposée à la lecture des œuvres en version originale. Je trouve que c’est hyper formateur quand c’est possible. Parce que non seulement cela aide à mieux maîtriser une langue, mais cela permet aussi de comprendre mieux sa culture. En effet, une langue ce n’est pas juste des mots et une grammaire qui forment des phrases. C’est toute la culture et l’histoire d’un pays ou d’un peuple. Moi-même je lis quotidiennement en anglais, bon c’est surtout des webcomics, mais j’ai déjà lu quelques romans sans soucis.

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Et la poésie? Une épuisette à étoiles.

C’est quoi la musique ?
C’est du son qui se parfume
C’est quoi l’émotion ?
C’est l’âme qui s’allume
C’est quoi un compliment ?
Un baiser invisible
Et la nostalgie ? Du passé comestible

Début de la Vie c’est quoi d’Adelbert.

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Shakespeare se demandant pourquoi on parle rarement de poésie sur les blog

Maintenant, allume le son et clique sur ce lien, fais-moi confiance et laisse-toi emporter par la mélodie. Ce début de poème peut sembler mignon, mais pas très intéressant non plus. Et puis si on rajoute une voix — ou deux — et une mélodie toute simple pour l’accompagner, ces quelques lignes prennent une tout autre dimension. La poésie est un genre littéraire plutôt mal aimé. Sur les blogs je ne vois quasiment jamais parler de poésie. Et si l’on fait l’éloge des classiques, c’est toujours pour parler de romans, à la limite de nouvelles et quelques fois de théâtre (et encore !). La poésie ? Rare sont celles et ceux qui répondent présent pour la défendre. Je ne vais pas te juger, moi-même dans mon esprit la poésie était liée un peu naïvement aux commentaires de cours de français. Pourtant la poésie, on en écoute toute la journée, il suffit d’allumer la radio et tes oreilles se remplissent de poésie.

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Ok. Je sais plus quoi lire, je fais quoi ?

La semaine dernière, je t’ai proposé quelques conseils pour lire plus d’autrices. Savoir lire plus d’autrices c’est cool, trouver de nouvelles idées de lectures c’est encore mieux ! J’ai toujours quelques livres dans ma bibliothèque que je n’ai pas lus, mais parfois ce n’est pas le moment pour moi de les lire ou tout simplement je cherche de nouvelles idées. J’aime bien me balader dans une librairie et noter des idées de titres ou encore mieux, me balader dans une bibliothèque et emprunter tous les livres qui me font envie. Cependant, parfois je n’ai pas le temps, l’envie, de faire cette recherche ou de partir à la recherche d’un livre un peu au hasard. Parfois, je veux pouvoir acheter ou emprunter un titre en particulier, un titre qui me fait envie depuis que j’en ai entendu parler ou lu.

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Le prélèvement d’organes dans la littérature

Quand on lit beaucoup, on se rend forcément compte que l’on peut retrouver des thématiques communes dans différentes œuvres littéraires. Cela se retrouve partout. Dans mon cours d’écriture à la fac, ma prof nous avait expliqué que si on devait mettre dans une bibliothèque des livres n’ayant aucune source d’inspiration littéraire, qui sont de la création pure et dure, il y en aurait pas beaucoup. Parfois, un élément devient particulièrement présent dans la littérature, au point qu’on le trouve banal et usé. On parle alors de cliché, j’en parlais dans ma chronique The memory book. La plupart du temps, à moins que l’on ait la référence ou bien que l’on cherche les sources d’inspiration, on n’a pas conscience des muses littéraires qui ont inspiré le livre. D’autres fois par contre, on peut regrouper les livres sur une même thématique. Cela peut-être des thématiques très larges telles que : la maladie chez les adolescents, les romances fortement inspirées d’Orgueil et Préjugés ou bien beaucoup plus précises comme les romans que je te présente dans cet article.

Ces trois romans ont des intrigues très différentes, mais tous trois traitent du même thème : du prélèvement d’organe, de tissus et d’os sur un être humain en vie et en bonne santé.

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Ces lectures dont je ne parle pas

Depuis que j’ai rejoint le milieu de l’internet littéraire, j’ai été de plus en plus amenée à partager mes lectures. Bien avant d’ouvrir ce blog, je le faisais sur les forums de discussions littéraires ou les groupes Facebook, n’hésitant pas à discuter d’un titre et surtout à suggérer des idées de lectures aux lecteurs et lectrices en faisant la demande. À l’ouverture du blog, il était évident pour moi que je ferais des chroniques. D’ailleurs au tout début, les chroniques devaient être un peu le centre du blog et avoir plus d’importance qu’elles ne l’ont aujourd’hui. Si j’apprécie de partager mes lectures à travers les chroniques, portraits fictifs ou encore les dossiers littéraires, ce n’est plus vraiment le cœur du blog. Néanmoins, dès le début, il était évident pour moi que je ne parlerais pas de tous les livres que je lis. Dans mes périodes de lectures intenses, je peux lire jusqu’à 5 romans dans une semaine et une dizaine de bande dessinée et mangas. Moi qui n’arriver pas à noter sur une liste ou sur le site livraddict mes livres lus, je me vois mal les chroniquer tous. J’ai beaucoup d’admiration pour les lecteurs et les lectrices qui ont la rigueur pour le faire.

Je fais donc un choix dans les livres que je vais chroniquer ou non. Je n’ai pas de critères. Généralement ce sont des livres qui sont des réels coups de cœur et que je me dois de partager au monde entier. Je parle néanmoins aussi de ceux qui me semblent intéressants à promouvoir. Des livres qui regroupent pas mal de clichés littéraires ou qui ne proposent pas d’histoire très originale pour la lectrice que je suis, mais qui par leur thématique, le traitement de l’histoire, etc. font d’eux des ouvrages de qualités. J’aime donc les présenter. Et puis il y a tous ces livres que je me contente de présenter brièvement sur mon compte instagram au moment de ma lecture (même si ces derniers temps je n’ai pas le temps ‘.’). Bon généralement je ne donne pas le résumé quand c’est en e.book et c’est surtout pour montrer un peu ma lecture du moment.

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Attend… Quoi ? J’ai pas tout compris là

Je ne sais pas pour toi, mais parfois je ne comprends pas toujours tout ce qui se passe dans mes lectures. Je n’arrive pas à cerner qui est vraiment qui, qu’est-ce qui est en train de se passer et pourquoi est-ce que c’est en train de se passer. J’aurais pu t’en parler dans mon article de la honte du lecteur, parce que… pendant longtemps j’avais un peu honte de ça. Je me disais que c’était parce que je ne savais pas lire. Et non, ce phénomène n’est pas dû à ma technique de lecture ninja, car généralement quand je pige pas ce qui se passe, je ne me le permets pas.

La première fois que j’ai ressentie ce phénomène de manière consciente, c’est avec Terry Pratchett. Je ne pige jamais rien à son tout premier chapitre. Et pourtant, à la toute fin du roman, je trouve que non seulement cet incipit — nom scientifique de début de roman parce que j’aime me la péter — cet incipit c’est du génie, mais surtout que le roman n’aurait pu avoir un meilleur début. C’est avec Sir Pratchett que j’ai appris à accepter de ne pas tout comprendre dans un roman dès le début. À être perdue, à me poser des questions et tout simplement à me contenter de me laisser emporter par le flot des événements.

Ne pas tout comprendre un roman est un appel à une relecture et une redécouverte de ce roman.

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